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fan-fictions sur la serie Roswell
 
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 Here Be Dragons (part 3)

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Majandria
Max
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MessageSujet: Here Be Dragons (part 3)   Jeu 19 Jan - 12:45

Comme je sais que beaucoup de lecteurs se dirigent ici sans forcément jeter un coup d'oeil à la section "Univers Alternatif" je me permet de faire ici une petite publicitée pour une fan fiction postée dans cette catégorie.




Here Be Dragons
(Ici il y aura des dragons)

Auteur : Tequathisy

Traduction : Magie et Majandria

Couples/catégorie : Max/Liz ; Michael/Maria / Univers alternatif avec des extraterrestres.

Résumé : Maria s’égare lors d’un voyage en voiture dans le nord des Etats-Unis et atterrit dans la ville mystérieuse de Roswell, où elle fait une découverte choquante.


Une fanfiction originale et un thème encore jamais abordé. Action, suspens et romance Wink

lien : http://roswell-fanfictions.forumactif.com/viewtopic.forum?t=408


Dernière édition par le Lun 6 Fév - 11:56, édité 3 fois
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Magie
Tess
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MessageSujet: Re: Here Be Dragons (part 3)   Lun 23 Jan - 14:22

La première partie de cette fic "Here be dragons", a été postée. Cette fic est consacrée à Michael/Maria et Max/Liz, et devrait plaire aux dreamers et aux candies.

Bonne lecture.
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aminaron
Isabel
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MessageSujet: Re: Here Be Dragons (part 3)   Mar 24 Jan - 23:27

merci j'ai hate de la lire geniale je sens que je vais adoré
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Magie
Tess
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MessageSujet: 1ère partie   Mer 25 Jan - 15:28

1ère partie


« Vous écoutez KROZ, votre station de radio locale qui vous informe sur les dernières nouvelles du jour, les commérages et la musique. Nous allons vous passer quelques classiques de la musique soul ce soir, mais d’abord, une info concernant la météo. Une belle tempête accompagnée de fortes pluies a rendu plusieurs routes impraticables et la patrouille de la route insiste fortement pour que les automobilistes s’abstiennent de les emprunter. Si vous devez prendre la route, conduisez prudemment. Les voies sont glissantes et la visibilité mauvaise… attention à la route… est… zzrrrrzz… et si vous vous dirigez…sss… aussi… sss… »

- « Merde. »

Gardant un œil sur la route, Maria tripota le tuner de la radio de droite à gauche mais elle n’obtint que des grésillements. Jusqu’à ce que frustrée, elle éteigne la radio. Sans la radio, il régnait un silence de mort dans la voiture, ce qui rendait Maria inconfortable. Elle regretta une fois encore de ne pas avoir débourser les 80 dollars supplémentaires pour la réparation de son baladeur CD.

Elle tentait d’économise de l’argent et au début avait été très fière d’elle de ne pas avoir dépensé son fric pour un lecteur CD de voiture. Elle avait pensé qu’elle pourrait toujours trouver de quoi écouter à la radio et qu’un lecteur CD serait superflu. Bien sûr, deux jours plus tard, elle avait acheté une superbe paire de bottes avec l’argent qu’elle avait épargné sur la voiture.

Et c’était ça son problème, elle mettait toujours au point des plans géniaux mais quand il s’agissait d’agir, il lui manquait soudainement la volonté ou le dévouement pour les accomplir. Comme ce voyage, le week-end dernier, elle avait passé deux heures à s’investir et à chercher diverses routes afin de tracer un itinéraire. Elle était partie se coucher la nuit dernière, bien décidée à se lever à 6 heures du matin et à être sur la route à 7 heures.

Mais ce matin, le lit était trop confortable, elle était restée trop longtemps sous la douche, elle n’arrivait pas à se coiffer comme il faut, elle avait trouvé dans son placard des vêtements qu’elle devait emporter ce qui voulait dire qu’elle devait refaire sa valise. A ce moment-là, il était presque midi et elle devait déjeuner. Lorsqu’elle avait enfin pris la route, il était 1 heure de l’après-midi.

- « Si tu t’en étais tenue au plan, Maria, tu serais dans un bon lit chaud, dans un Travel Lodge, au lieu d’être perdue au milieu de nulle part. » Dit-elle tout haut, sa voix à peine audible même pour ses propres oreilles à cause du vacarme que faisaient les gouttes de pluie en bombardant le toit de sa voiture.

La tempête à l’extérieur ne semblait pas vouloir se calmer, en fait c’était même pire. Les essuie-glaces repoussaient des murs d’eau du parebrise. Maria devait conduire les épaules penchées sur le volant, son nez presque collé contre la vitre pour voir l’extérieur. Et même dans cette position, elle ne voyait guère plus loin que les gouttes de pluie, de couleur argentée dans la lumière de ses phares.

Il lui semblait qu’il s’était écoulé des heures depuis qu’elle avait croisé une autre voiture ou le moindre signe de civilisation. Le dernier humain qu’elle avait rencontré était un officier de police à un croisement, lui indiquant la route à suivre parce que celle qu’elle voulait emprunter était envahie par les flots. Avec un soupir, Maria réalisa qu’elle aurait dû faire marche arrière et revenir vers la dernière ville et louer une chambre pour la nuit au lieu d’errer sur des routes qu’elle ne connaissait pas, dans une nuit noire d’encre.

Elle essayait d’atteindre la prochaine ville, qui d’après ses cartes n’était qu’à une quarantaine de kilomètres, mais quelque part au cours de son périple, elle avait dû se tromper de route ou rater un croisement. Et maintenant, elle n’avait pas la moindre idée de l’endroit où elle se trouvait.

Il n’y avait aucune lumière le long de la route, ou de la rue, ni même de maisons ou de stations d’essence. Ce qui supposait deux choses. Soit elle se trouvait au milieu de nulle part, soit il y avait une coupure d’électricité.

Maria jeta un coup d’œil à la pentule de sa voiture et prit une décision. Si elle ne trouvait pas une ville ou une maison dans les dix prochains kilomètres, elle stopperait sa voiture au bord de la route et elle dormirait jusqu’au petit matin.

- « Qu’est-ce que je souhaiterai n’avoir pas bu toute cette bouteille », grogna-t-elle. Elle avait désespérément besoin d’aller aux toilettes. Bientôt, sa seule option serait de se soulager dehors. Et elle savait que si elle sortait de sa voiture, même pour quelques secondes, elle se retrouverait trempée, ce qui lui ferait passer une nuit humide, froide et inconfortable.

- « S’il vous plaît, faites que je tombe sur une ville », supplia Maria. Son dos et ses épaules la faisaient souffrir d’avoir conduit recroquevillée pendant si longtemps. Sa tête palpitait douloureusement et elle voulait vraiment, vraiment, s’allonger et dormir.

Soudainement, surgie de la nuit, Maria distingua une petite silhouette vêtue de blanc se tenant au milieu de la route, directement en face de sa voiture, et qui ne faisait pas mine de bouger. Agissant d’instinct, Maria freina de toutes ses forces et fit tourner le volant dans un effort désespérer pour ne pas écraser la personne. Avec la surface glissante de la route, les routes patinèrent et glissèrent, et la voiture fit une embardée et tournoya avant de stopper brutalement sur le bord de la route.

- « Oh mon dieu ! » Haleta Maria en vérifiant que sa tête et sa poitrine ne montraient aucn signe de blessure. Son cœur battait la chamade contre sa cage thoracique. Elle saisit une lampe de poche dans le compartiment à gant et sortit rapidement de la voiture. En quelques secondes, elle fut trempée et tremblante, les gouttes de pluie tombant si drues qu’elles lui piquaient la peau.

- « Hello, il y a quelqu’un ? » appela Maria en promenant sa torche électrique. « Hello ? »

Personne ne répondit à son appel et elle ne put rien voir dans la lumière de sa lampe.

- « Hello ? »

Après avoir marché quelques mètres dans plusieurs directions, Maria en vint à la conclusion qu’elle avait dû imaginer cette femme en blanc. « Tu es épuisée, Maria. Il est temps de faire une pause et de dormir. » Se dit-elle mécontente, sachant qu’elle devrait passer la nuit dans sa voiture avec aucun moyen pour se sécher.

Elle avait remarqué une rangée d’arbres à quelques mètres devant elle et décidé de garer sa voiture sous l’un d’eux dans l’espoir qu’il lui serve d’abri. Maria remonta dans sa voiture et tourna la clé de contact. Rien ne se produisit. Elle essaya encore une fois, la voiture eut un hoquet puis plus rien. La pendule sur le tableau de bord mourut lentement et les lumières s’éteignirent.

- « Fils de pute ! » cria Maria en tambourinant sur le volant. « Non, je suis désolée, mon bébé, je ne le pensais pas. S’il te plaît, redémarre pour moi. » supplia-t-elle. Elle prit une profonde respiration et tenta une nouvelle fois de démarrer. Mais c’était sans espoir, la voiture était morte. « Sale garçe. Dès qu’on sera de retour à la maison, tu iras directement à la ferraille. »

Elle frappa le volant et retomba contre son siège. Elle était en colère, gelée, mouillée, avait besoin d’utiliser les toilettes et voulait pleurer. Puis elle vit les lumières.

Au début, elle ne les remarqua même pas, puis elle fit un saut et elle pleura de soulagement. Elle prit son sac et ses clés et sortit une nouvelle fois de sa voiture, si heureuse à la pensée d’avoir un endroit où passer la nuit, qu’elle ne prit pas garde à la pluie. Grâce à la faible lueur de sa lampe torche et à la lumière émise par le building situé devant elle, elle réussit à se frayer un chemin parmi les fourrés et les arbres. Lorsqu’elle émergea de l’autre côté, elle était choquée de constater qu’il y avait plusieurs bâtiments regroupés ensemble. La plupart ressemblait à des maisons mais l’un d’eux avait un néon qui brillait.

- « Un bar. De l’alcool » dit Maria en poussant un cri perçant de plaisir avant de gambader vers les portes du bar, se demandant comment elle avait pu rater la ville alors qu’elle examinait le bord de la route, un peu plus tôt.

Le bar était faiblement éclairé mais chaud et accueillant. Un vrai feu dansait dans la cheminée et un homme assis au piano jouait, les notes tintant sous ses doigts. Il n’y avait que quelques personnes à l’intérieur, regroupés autour du feu. Ils s’arrêtèrent brusquement de parler et se tournèrent vers la porte quand Maria entra. Elle leur fit un léger sourire, sachant qu’elle ne devait pas être bien jolie à voir.

Comme elle se dirigeait vers le comptoir, Maria était consciente qu’à chaque pas, elle pataugeait et laissait une traînée d’eau dans son sillage.

- « Bonsoir, Mademoiselle », l’accueillit le barman. « Puis-je vous aider ? »

- « Ma voiture est tombée en panne pas loin d’ici, je me demandais si vous pouviez téléphoner à un garage pour moi. » Elle fit une pause lorsqu’elle réalisa qu’il régnait un silence absolu parmi les autres clients du bar et un coup d’œil par-dessus son épaule lui révéla qu’ils la regardaient intensément. Ils détournèrent les yeux lorsqu’ils remarquèrent qu’elle avait constaté leur intérêt, mais personne ne dit le moindre mot. Elle se retourna vers l’homme derrière le comptoir. « Et j’ai besoin d’un motel ou d’une auberge pour la nuit, pouvez-vous m’en recommander un ? »

- « Il y a un bon motel à Safehaven, à environ 45 minutes d’ici. Kyle ici présent devrait avoir réparé votre voiture d’ici une dizaine de minutes. »

Maria se détourna pour regarder l’homme en question dans son uniforme de mécanicien qui s’était approché du bar lorsqu’il avait entendu dire que sa voiture était tombée en panne.

Elle secoua la tête. « Je n’oserais pas vous demander de sortir par une nuit pareille, ça peut attendre le matin. J’ai juste besoin d’un endroit où passer la nuit, et d’un bon lit.

- « Il n’y a pas de motels dans cette ville. »

« Une auberge, ou un Bed and Breakfeast, n’importe quoi du moment que je puisse dormir, je ne peux pas retourner dans ma voiture et conduire de nuit, même si Kyle ici… Où est-il ? » demanda Maria, remarquant qu’il avait disparu.

- « Il est allé jeté un coup d’œil à votre voiture », lui dit le barman. « Je suis vraiment désolé, Mademoiselle, mais il n’y a pas de chambres à louer pour la nuit. »

- « Haaaaaaa » gémit Maria qui laissa retomber sa tête sur le comptoir, les larmes qui avaient menacé de s’échapper un peu plus tôt coulaient maintenant librement.

- « Oh, ma pauvre chérie ». Une voix sympathique chuchota doucement dans son oreille et Maria sentit une main lui frotter gentiment le dos. « Vous êtes trempée jusqu’aux os et vous frissonnez. J’ai une chambre de disponible chez moi, ce n’est pas le Ritz, mais vous serez au chaud et le lit est très confortable. Qu’est-ce que vous en dites ? »

Maria releva rapidement la tête pour regarder la vieille dame qui avait eu pitié d’elle et lui sourit. « Ca ressemble au paradis. »

- « Ce n’est pas la peine de vous mettre en quatre, Madame Whitman. Kyle aura réparé la voiture en un rien de temps et la dame pourra trouver une chambre à Safehaven, » dit le barman.

Madame Whitman répondit d’une voix réprobatrice. « Voyons, Jack, ce n’est pas une façon de traiter les visiteurs de passage en ville. Elle n’est pas en état de conduire, en particulier par une nuit pareille. Elle va venir à la maison avec moi et c’est définitif. »

La porte s’ouvrit brusquement et Kyle le mécanicien se précipita à l’intérieur, en se secouant comme le ferait un chien, pour se débarrasser de toute cette eau. Comme Maria, il était trempé.

- « Voilà, vous voyez, Kyle est là. Elle va pouvoir reprendre son chemin dans quelques minutes », dit Jack d’un air soulagé.

- « En fait, je n’ai même pas pu la faire démarrer », corrigea Kyle en les rejoignant. « Je la remorquerai au garage un peu plus tard et je travaillerai dessus demain matin. Est-ce que vous restez avec Madame Whitman ? »

- « Oui, elle reste avec moi. Apporte ses affaires chez moi, s’il te plaît mon garçon. » Dit Madame Whitman, en lui tapotant la joue d’un air affectueux. Puis elle fit un signe à Maria. « Venez, ma chère, allons vous sécher et vous mettre au chaud. »

*****
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Magie
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MessageSujet: 1ère partie (suite)   Mer 25 Jan - 15:30

La maison de madame Whitman était une belle demeure de type colonial, située à quelques minutes de marche du bar. Elle sentait la cuisine faite maison et la cire d’abeille. Maria se sentit chez elle immédiatement.

Madame Whitman lui avait fait prendre un escalier étroit et pénétrer à l’intérieur d’une petite pièce au sommet de la maison. Un grand lit en laiton occupait presque toute la pièce, et à ses pieds, il y avait une vieille commode sculptée. Une lampe sur le bureau baignait la pièce d’une douce lueur, provoquant une sensation de confort. Il y avait deux fenêtres, si basses que Maria devait se pencher au niveau de la taille pour voir l’extérieur. Elle bénéficiait d’une petite salle de bain privée.

- « Il y a beaucoup d’eau chaude alors vous pouvez prendre une longue douche et quand vous aurez fini, redescendez et je vous aurai préparé une bon bol de soupe.Voilà quelques serviettes et je vais vous trouver des vêtements secs. » Comme elle parlait, madame Whitman aida Maria à ôter ses vêtements mouillés et les tint à bout de bras.

- « Merci beaucoup, madame Whitman, vous êtes un ange », dit Maria.

- « Je ne suis qu’une bonne citoyenne », répndit-elle gentiment avec un grand sourire, refermant la porte derrière elle.

Maria resta sous l’eau chaude pendant une éternité, la laissant réchauffer sa peau et effacer les douleurs de la journée. Madame Whitman lui avait fourni du shampoing et du savon à l’ancienne et Maria les avait appliqué généreusement sur son corps.

Lorsqu’elle émergea enfin, sa peau était rose et fripée, et émanait d’elle une odeur de fleurs. Elle trouva un large tee-shirt, un pull et un pantalon de survêtement, ainsi qu’une paire de chaussettes faites main l’attendait sur le lit, et qui appartenait de toute évidence à un homme. Cet ensemble était bien trop grand pour elle et elle avait l’air idiot dans cet accoutrement, mais ces vêtements étaient chauds et doux. Elle se sécha les cheveux et les coiffa, les laissant retomber en boucles souples sur ses épaules.

Elle ramassa sa montre sur le bureau et fit la grimace lorsqu’elle vit qu’il était presque 23 heures. Elle n’avait pas appelé sa mère, qui devait sans aucun doute être morte d’inquiétude. Elle fourragea dans son sac pour trouver son téléphone portable. « Merde, pas de signal. »

Comme Maria descendait les escaliers, elle fut certaine d’entendre la voix d’un homme argumentant. Maria présumait qu’ils se trouvaient dans la cuisine de l’autre côté de la porte close. Elle se tint debout sur les marches en se demandant si elle devait entrer dans la cuisine ou attendre qu’ils aient fini de se disputer.

- « … aurais dû l’envoyer à Safehaven. » dit la voix de l’homme. Il était de toute évidence très ennuyé.

- « Comment ? Par balai ? Sa voiture ne voulait pas démarrer. » rétorqua madame Whitman. Elle avait l’air de bonne humeur et amicale, et soit elle n’avait pas remarqué le ton de l’homme, soit elle avait choisi de l’ignorer.

- « Et pourquoi ça ? » demanda l’homme. Il ajouta autre chose que Maria n’arriva pas à entendre alors elle fit un pas en avant, se tenant sur une latte de plancher qui se mit à grincer bruyamment, les alertant de sa présence.

La porte s’ouvrit à toute volée. « Vous voilà, ma chère. Vous avez l’air d’aller mieux. Entrez, venez prendre un bol de soupe. » Elle poussa gentiment Maria à l’intérieur de la cuisine et la fit s’asseoir à la table. Il n’y avait personne dans la pièce.

- « C’est une soupe à la carotte et à la coriandre.Servez-vous et prenez du pain », dit madame Whitman en plaçant une assiette de soupe chaude devant Maria.

Deux bols et plusieurs tranches de pain plus tard, Maria était gavée. Elle repoussa son assiette avec un sourire satisfait. « C’était délicieux, madame Whitman. Je n’aurais jamais cru dire ça un jour, mais c’était même meilleur que la cuisine de ma mère. »

Madame Whitman rayonna de plaisir. « Je ne lui dirai pas que vous avez dit ça. Si vous voulez, je vous donnerai la recette avant que vous rentriez chez vous. »

- « Ce serait fantastique. Est-ce que je peux utiliser votre téléphone et lui dire que je vais bien ? » demanda Maria.

- « Bien sûr, ma chère, le téléphone se trouve dans le salon » dit madame Whitman à son invitée.

Comme le reste de la maison, le salon de madame Whitman était très bien rangé et les meubles étaient assortis au style ancien de la demeure. Maria se sentait comme dans une boutique d’antiquités ou dans un musée vivant. L’unique concession apparente à la modernité était une paire de lampes et un téléphone qui semblait tout droit issu des années 50.

Maria composa le numéro de sa mère. Elle répondit à la première sonnerie. « Maria ? »

- « Salut maman, je suis vraiment désolée de ne pas t’avoir appelée plus tôt. Je ne captais aucun signal avec mon portable. »

- « Est-ce que tu vas bien ? Pourquoi n’as-tu pas utilisé une cabine téléphonique ? Est-ce que tu as une idée à quel point j’étais inquiète ? Où es-tu ? » questionna Amy Deluca à toute vitesse.

- « Je vais bien, je me suis trompée de route à cause de la tempête et je me suis un peu perdue, et ma voiture est tombée en panne, mais je vais bien maintenant », dit Maria rapidement pour rassurer sa mère. Elle se mordit les lèvres, elle allait devoir lui mentir. Il n’y avait aucune chance pour que sa mère dorme cette nuit si elle savait que Maria était hébergée par une étrangère. Même si ladite étrangère était une charmante vieille dame. « J’ai loué une chambre dans un endroit qui s’appelle… Safehaven. »

Amy resta silencieuse pendant un moment. « Tu viens de l’inventer, il n’y a pas d’endroit qui s’appelle Safehaven. »

Maria se mit à rire. « Je le jure, cette ville existe. Ecoute, je n’ai pas beaucoup de monnaie alors je dois y aller. Je t’appellerai demain. Bonne nuit, je t’aime. »

Comme Maria reposait le combiné, madame Whitman apparut dans la pièce, deux tasses de chocolat chaud entre les mains. « Je suis où, à propos ? »

- « Vous êtes à Roswell », dit madame Whitman, lui tendant une tasse et lui faisant un signe de la tête lui indiquant de prendre un fauteuil à côté du feu qui rugissait. « D’où venez-vous, ma chère ? »

- « Oh, je suis originaire du Nouveau-Mexique, mais je vis à New-York maintenant. J’étudie à l’université là-bas. »

Madame Whitman dodelina de la tête. « Que diable faisiez-vous sur ces routes, si loin de chez vous, par une nuit comme celle-ci ? »

- « Je me rends à Salem pour effectuer des recherches pour ma thèse. Je suis partie plus tard que prévu et je me suis égarée à cause de la tempête, et je suppose que j’ai pris une mauvaise route et que j’ai atterri ici », expliqua Maria.

- « Salem », répéta madame Whitman. « Alors vous faites une étude sur la sorcellerie ? »

- « En fait, ma thérie est que les femmes qui étaient accusées de sorcellerie étaient des femmes modernes et progressistes, et qu’elles furent accusées par les hommes qui voulaient qu’elles restent à leur place. La sorcellerie n’était qu’une excuse pour exercer leur autorité et soumettre les femmes. »

- « Cela a l’air fascinant. Vous devez être une jeune femme très intelligente. »

- « Pas suffisamment intelligente pour lire une carte », rit Maria.

Elles furent interrompues par le bruit de la porte d’entrée qui s’ouvrait et des pas lourds qui martelaient le sol. Un instant plus tard, la porte du salon s’ouvrit et un jeune homme pénétra dans la pièce.

- « Salut grand-mère », dit-il en se tenant bien droit. Maria sentit son pouls s’accélérer comme elle examinait son apparence. Il était grand et mince, un tee-shirt humide moulait son corps, exhibant un physique musclé. Il repoussa ses cheveux hisurtes et mouillés et Maria eut un besoin impératif de se lécher les lèvres. Il était magnifique.

Madame Whitman jaillit hors de son fauteuil et rapprocha le nouveau venu vers le feu. « Voilà mon petit-fils, Michael. Il vit ici avec moi. Michael, voilà Maria, elle va passer la nuit chez nous. »

- « C’est ce que j’ai entendu dire », répondit-il d’une voix ironique.

Un autre homme se tenait sur le pas de la porte, couvert de la tête aux pieds d’un ciré jauve citron. Il fallut une seconde à Maria pour l’identifier comme étant le mécanicien qui se trouvait au bar, un peu plus tôt. Il fit un signe de tête à madame Whitman et Maria. « Votre voiture est au garage, je me mettrai au travail à la première heure demain matin. Vos bagages sont dans l’entrée. »

- « Merci », sourit Maria.

Kyle déclina l’offre d’une bonne assiette de soupe, proposée par madame Whitman, et leur souhaita une bonne nuit.

- « Je vais te chercher de la soupe, mon grand », dit madame Whitman à son petit-fils. Elle l’embrassa affectueusement sur la joue comme elle passait devant lui.

Michael prit place dans un fauteuil et regarda Maria. Son regard était si intense que Maria détourna le regard et se plongea dans la contemplation des flames qui dansaient dans la cheminée. Ses joues étaient écarlates mais ce n’était pas à cause de la chaleur du feu.

- « Chouettes vêtements » finit-il par commenter.

Maria tira le pull sur ses genoux. « Votre grand-mère me les a prêtés, j’espère que ça ne vous dérange pas. »

- « Pas du tout », dit-il en souriant tout en parcourant son corps des yeux.

- « Est-ce que la tempête est toujours aussi mauvaise que tout à l’heure ? » s’enquit Maria sur le ton de la conversation, et en étouffant un baillement.

Il haussa les épaules. « Je crois que ça se calme maintenant. Vous avez l’air crevée. »

Elle bailla de nouveau et acquiesça. « Je suis épuisée. »

Madame Whitman revint dans la pièce comme Maria baillait encore une fois. « Oh, ma pauvre chérie. Michael, prends ses valises et monte-les dans sa chambre, veux-tu ? Et montre-lui où l’on range les couvertures, au cas où elle aurait froid cette nuit. »

Maria se leva. « Merci pour tout, madame Whitman, je vous suis vraiment reconnaissante ».

- « Ce n’est rien, ma chère, c’est un plaisir d’avoir de la compagnie. Bonne nuit, j’espère que vous passerez une bonne nuit. »

*****

- « Vous trouverez des couvertures dans la commode qui se trouve au pied du lit, si vous en avez besoin », informa Michael.

- « Merci », dit Maria avec lassitude. Maintenant qu’elle était au chaud, séchée et nourrie, tout ce qu’elle voulait c’était dormir, et ses paupières se faisaient de plus en plus lourdes.

Comme Michael quittait la chambre, il devait passer devant Maria qui se tenait toujours sur le pas de la porte. Quand son corps frôla le sien, Maria sentit un frisson d’électricité qui lui traversait tout le corps.

Il baissa la tête tout près de celle de Maria et elle put sentir sa respiration chaude sur son visage. « Je suis dans la chambre à côté si vous avez besoin de moi. Faites de beaux rêves. »

Elle était trop fatiguée pour flirter avec lui alors elle se contenta de hôcher la tête et attendit qu’il soit parti avant de refermer la porte et de s’affaler sur le lit. Elle s’endormit en quelques secondes.

*****

- « Maria. »

A un moment durant la nuit, elle se réveilla avec un sursaut et s’assit dans son lit. Son cœur battait à 100 à l’heure. Elle tâtonna dans le noir jusqu’à ce que sa main se pose sur la lampe et qu’elle l’éclaire.

- « Ce n’était qu’un rêve, Maria », se rassura-t-elle. Avec un frisson, elle réalisa que la pièce était glaciale, et même en se pelotonnant sous deux couvertures et un dessus-de-lit, elle était toujours gelée. Michael avait dit qu’il y avait des couvertures dans la commode. Alors elle descendit du lit et ouvrit la commode.

Elle était faite dans du vrai bois de chêne et le beau couvercle gravé était très lourd. Maria calcula qu’elle avait au moins deux cent ans.

- « Maria. »

Avec un léger cri, Maria se retourna brusquement, laissant retomber le lourd couvercle avec un bang. « Je n’ai pas imaginé ça », dit-elle en s’adressant à la pièce vide.

Tu dois l’avoir imaginé. Il n’y a personne d’autre, se raisonna-t-elle. Cette voix avait appartenu à une jeune femme et pour autant qu’elle sache, elle était la seule jeune femme dans la maison. Elle écouta attentivement mais n’entendit pas un autre son. Pas de latte de plancher qui craquait, ou de vent qui soufflait. Même la pluie semblait s’être arrêtée.

- « Remets-toi », s’ordonna-t-elle. Elle était trop fatiguée pour aller chercher dans son sac sa fiole d’aromathérapie. Tout en tremblant, elle souleva de nouveau le couvercle de la commode à la recherche d’une couverture.

Sa première pensée fut qu’elle avait dû casser le couvercle lorsqu’elle l’avait brutalement relâché. La partie intérieure était tombée et gisait sur les couvertures. Puis elle réalisa qu’il n’était pas cassé mais qu’il y avait un compartiment secret à l’intérieur même du couvercle, qui s’était détaché lorsqu’elle l’avait fait tomber. « Cool. »

Elle remit la pièce en place, elle était raide et difficile à repositionner, mais elle y arriva. Puis elle vit le journal, niché entre les plis d’une couverture. Il était sale et déchiré par endroit, les pages jaunies et raidies, et il sentait fortement la poussière et l’ancienneté. Elle le prit délicatement et l’ouvrit. La reliure craqua.

- « Oh mon dieu. » Posée entre deux pages, il y avait une simple rose blanche. Ces pétales étaient d’un blanc très pur et doux au toucher, frais. Lorsqu’elle la porta à son nez, elle fut frappée par une douce odeur de rose. Maria fronça les sourcils, comment une fraîche rose blanche pouvait se trouver à l’intérieur d’un vieux journal, dans un compartiment secret d’une vieille commode ?

Mais avant qu’elle ait pu réfléchir davantage à cette énigme, son attention fut attirée par les mots écrits sur la page. Bien que l’écriture avait fané avec le temps, elle pouvait toujours la déchiffrer.


23 septembre 1699

Mon nom est Elizabeth Parker et cinq journées se sont écoulées depuis que j’ai perdu la vie.


à suivre...
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aminaron
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MessageSujet: Re: Here Be Dragons (part 3)   Jeu 26 Jan - 12:46

bravo j'adore cette fanfic je la trouve vraiment genial j'ai de lire la suite viteeeeeeee
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Magie
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MessageSujet: 2ème partie   Lun 30 Jan - 10:34

2ème partie

23 septembre 1699

Mon nom est Elizabeth Parker and cinq journées se sont écoulées depuis que j’ai perdu la vie.


L’automne approchait. Pour la première fois depuis des mois, l’air était mordant et Liz avait dû mettre un manteau lorsqu’elle avait décidé d’aller ramasser des baies, non loin de chez elle. Elle avait passé une journée très agréable. Son panier débordait de baies de différentes variétés et elle marchait le long d’un chemin pour rentrer chez elle, les feuilles crissant sous ses pas, son esprit rempli de recettes et d’idées sur la façon dont elle allait cuisiner ces baies. Conserves, tartes, et confitures : elle en avait l’eau à la bouche.

Elle atteignait presque l’orée de la forêt et pouvait voir les trainées de fumée qui s’élevaient en volute depuis les maisons de la ville. Le rire des enfants jouant tout près emplissait l’air. Elle était si occupée à penser à toutes ces choses délicieuses qu’elle allait cuisiner pour Jeremiah et Sarah, qu’elle ne vit pas le loup jusqu’à ce qu’il se trouve à quelques mètres d’elle.

Il se tenait directement sur son chemin, montrant ses crocs et le dos cambré, grondant de façon menaçante. Liz se figea, ne sachant pas quoi faire. Elle savait que le moindre geste brusque ferait sursauter la bête et qu’elle attaquerait, mais si elle se tenait immobile et ne faisait rien, elle était en danger.

Elle promena son regard sur les environs à la recherche d’une arme quelconque pour assurer sa défense. Il y avait un bâton au bord du sentier, presque enterré sous la broussaille. Bravement, elle s’en approcha, gardant un œil sur le loup et l’autre sur le bâton.

Crack.

Une petite brindille craqua sous son pied. Avec un grognement, le loup bondit vers elle, ses mâchoires se plantant dans son estomac, déchirant sa robe et sa peau. Elle poussa un hurlement d’effroi et de douleur avant que l’obscurité ne l’enveloppe.

- « Elizabeth, vous devez me regarder », dit une voix douce mais ferme. Elle ouvrit les yeux et ne put que faiblement distinguer les traits d’un homme qui se tenait au-dessus d’elle. Elle avait si froid et était si fatiguée, et elle souffrait tellement. Il plaça sa main sur son estomac. Puis elle fut envahie par une lumière qui était douce et chaude et qui lui ôta toute douleur.

- « Vous allez bien, maintenant, le loup vous a attaquée mais il vous a manqué et vous êtes tombée, renversant le panier de baies et roulant dedans. » L’homme s’exprimait à nouveau mais cette fois-ci, Liz pouvait le distinguer clairement. Il était jeune et séduisant. Ses yeux avaient la couleur du miel foncé, c’était les plus beaux yeux que Liz avait jamais vus. « Ne dites rien, s’il vous plaît. »

Puis il disparut.

Liz se releva maladroitement. Que venait-il de se passer ? Le panier de baies gisait renversé sur le sol, son contenu éparpillé sur plusieurs mètres, et la pluplart des baies était écrasées. Il y avait une déchirure dans sa robe là où le loup l’avait transperçée de ses mâchoires, et la robe était recouverte de baies. Comme elle faisait volte-face pour essayer de localiser l’homme mystérieux qui l’avait sauvée, elle pouvait entendre des bruits de pas qui couraient dans sa direction.

Plusieurs hommes du village surgirent de derrière les arbres, certains brandissant des massues et des fourches. Ils l’encerclèrent, remarquant sa tenue en désordre, leurs yeux irrésistiblement attirés vers la tâche rouge qui maculait sa robe.

Son père se précipita vers elle. « Lizzie, que s’est-il passé ? »

- « Un loup », répondit Liz d’une voix tremblante.

Un vent de peur parcourut les hommes rassemblés. Jeffery suffoqua d’horreur et fit courir ses mains sur le ventre de sa fille. Elle fit un pas en arrière, et mentit pour la première fois de sa vie. « Père, je vais bien. J’ai laissé tomber mon panier et je suis tombée sur les baies lorsqu’il a sauté au-dessus de moi. »

- « Il ne t’as pas attaquée ? »

Liz fit un signe de dénégation de la tête. « Vraiment, Père, je vais bien. »

- « Dieu soit loué, tu as été bénie par la chance, ma fille », dit Jeffery. « Viens, tu dois rentrer à la maison et te changer. »

- « Oui, Père », dit-elle en baissant la tête en marque de respect envers son père, et elle se pencha pour prendre son panier. Il y avait suffisamment de baies dans le fond du panier, assez pour faire une tarte, peut-être.

Un homme quitta le groupe et lui bloqua le passage et lorsque Liz tenta de le contourner, il se déplaça juste en face d’elle.

- « Excusez-moi, frère Lawrence », dit Liz.

- « Elle ment, » proclama-t-il bruyamment. Les autres hommes, qui étaient arrivés et qui examinaient les traces sur le sol, firent une pause et levèrent les yeux.

Liz sentit son cœur tambouriner dans sa poitrine. Comment pouvait-il savoir qu’elle mentait ? Qu’avait-il vu ?

- « De quoi parlez-vous ? » demanda le frère James.

- « Il y avait un homme avec elle avant que l’on arrive. Je l’ai vu, il lui a fait quelque chose », déclara Lawrence aux hommes. Ils se tournèrent tous vers elle, l’accusant du regard.

Liz leva le menton et regarda son père droit dans les yeux, elle lui répondrait à lui et à personne d’autre. « Il y avait un homme ici. Il voulait s’assurer que je n’avais pas été blessée, et puis il est parti chasser le loup afin qu’il ne pénètre pas dans le village. »

- « Quel homme ? Qui est-il ? » s’enquit Jeffery.

- « Je… je ne le connais pas, Père. »

- « C’était un de ces voyageurs » fut la réponse fournit par Lawrence. « Je l’ai vu poser la main sur elle et émettre une lumière. »

- « Faire de la lumière, avec sa main ? » répéta Jeffery d’un ton dubitatif. « Frère Lawrence, peut-être avez-vous commis une erreur. Il est bien connu que vos yeux ne sont pas des plus fiables et il fait sombre dans ces bois. »

Satisfait de cette réponse, les autres hommes firent demi-tour et retournèrent à leurs travaux, pendant que Liz s’éclipsait sagement.

Une fois qu’elle eut dépassé les arbres, Liz fut capable de respirer plus librement. Elle fut alarmée de découvrir qu’elle tremblait, et elle toucha son estomac avec sa main. La vallée, située juste en-dessous de sa petite ville, débordait de bruit et d’activité. Sur la colline au-dessus se trouvait le campement des voyageurs.

Depuis leur arrivée à Rosalind’s Well trois mois plus tôt, les voyageurs ne s’étaient pas mêlés aux habitants de la ville. Ils ne se rendaient en ville que pour la messe du dimanche et lors des journées de négoce. Lentement, durant l’été, ils avaient lentement commencé à bâtir leurs maisons. Liz pouvait en voir quatre qui étaient achevées et qui se perchaient fièrement sur la colline, et deux ou trois autres étaient en cours de construction. Plusieurs des habitants de la ville avaient remarqué que les « voyageurs », comme ils se faisaient appeler, possédaient des dons remarquables dans le domaine de la construction. Ils étaient d’une grande habileté, c’était certain. Liz et son mari leur avaient déjà acheté un certain nombre d’articles de grande qualité. Jusqu’à ce jour, elle ne leur avait pas prêté grande attention.

Et maintenant, elle ne savait plus quoi penser. L’un d’entre eux avait posé la main sur son estomac, quelques millimètres sous son cœur et avait guéri une blessure mortelle, la ramenant d’entre les morts. Seul Dieu possédait ce genre de pouvoir, alors qui étaient ces personnes ? Etaient-ils des anges ? Ou bien était-ce un pouvoir diabolique, qui leur avait été donné par Satan ?

- « Elizabeth. »

Elle regarda vers la ville, son mari grimpait la colline vers elle. Il avait l’air paniqué. D’autres hommes le suivaient, avec de grandes difficultés.

- « Elizabeth, ma chère. Je viens juste d’apprendre pour l’attaque. Vous portez-vous bien ? » s’enquit Jeremiah lorsqu’il l’atteignit et la serra entre ses bras.

- « Je vais bien, Jeremiah. Je rentrais juste à la maison pour me changer. Je suis couverte de jus de baies », le rassura Liz, s’écartant de lui afin qu’il ne puisse l’examiner plus avant.

- « Je vais rejoindre les autres hommes afin de les aider à trouver ce loup. Sarah est avec votre mère. Je serai de retour à la tombée de la nuit. » Il l’embrassa sur la joue et fit un signe de la main aux hommes afin qu’ils se dépêchent et pénètrent dans les bois avec lui.

Liz le regarda partir, puis trotta le long de la colline jusqu’à la vallée. Comme elle se pressait pour descendre, elle réalisa que ses cheveux étaient défaits et flottaient sur ses épaules, et comme elle accélérait le pas, ils se mirent à flotter derrière elle. Elle n’avait aucune idée de l’endroit où se trouvait son bonnet. C’était la première fois, depuis qu’elle était devenue une femme, qu’elle avait permis à ses cheveux d’être défaits, c’était une règle de son église que la chevelure devait être confinée sous un couvre-chef, en permanence. Dans une situation ordinaire, Liz n’aurait jamais rêvé d’autoriser ne serait-ce qu’un cheveu de s’échapper de son chignon sévère qu’elle portait habituellement, mais aujourd’hui, elle savourait la sensation de ses cheveux volant dans le vent. Au pied de la colline, deux femmes âgées la regardaient sans cacher leur réprobation. Liz ne s’arrêta même pas pour les saluer.

Lorsqu’elle rejoignit sa maison, quelque chose la poussa à faire une pause avant qu’elle pénètre à l’intérieur, un picotement lui parcourant la colonne vertébrale. Lentement, elle se retourna et porta son regard vers la colline d’où elle venait. Un homme se tenait là et bien qu’elle soit trop loin pour voir, elle savait qu’il la fixait des yeux.

C’était lui.

*****

Le lendemain matin, jour du Sabbath, la population de Rosalind’s Well se leva de bonne heure et se rassembla dans la petite église en bois. Le bâtiment avait plus de 60 ans et avait été construite pour une communité plus restreinte, mais ces dernières années, la population de la ville avait augmenté. Depuis l’arrivée des voyageurs au début de l’été, l’église était exigue et les fidèles étaient entassés contre les murs et sur les ailes. Trois semaines auparavant, il avait été décidé de retirer deux bancs et bien que cela voulait dire moins de places assises, cela permettait plus de place pour des personnes se tenant debout.

En tant qu’épouse du pasteur, Liz avait la chance qu’un siège lui soit réservé. Elle arrivait toujours en avance pour le service du dimanche, se tenant à la droite de Jeremiah et lisant un passage de sa bible alors qu’elle attendait le début de la messe. Jeremiah pensait qu’il était important qu’elle se trouve là afin de donner le bon exemple aux jeunes femmes de la ville, dont bon nombre d’entre elles étaient trop préoccupées par des frivolités ou à se trouver un mari. Elles se conduisaient encore pire que d’habitude depuis l’arrivée des voyageurs, qui comptaient parmi leur rang un bon nombre de séduisants célibataires.

Aujourd’hui, Liz pouvait sentir tous les yeux sur elle et un niveau inhabituel d’excitation dans les bavardages, et entendit à plusieurs reprises les mots loup et baies. Elle garda les yeux fixés sur sa bible mais les mots flottaient devant ses yeux, sans aucune signification. Elle ne fut jamais autant soulagée que lorsque Jeremiah se dressa au-dessus de son pupitre et fit taire la foule d’un regard furieux.

Liz était toujours frappée de voir à quel point son mari, gentil et attentionné, était différent de l’homme qu’il devenait lorsqu’il se tenait devant son pupitre, prêchant ses ouailles. Avec le seul pouvoir de sa voix, il pouvait imposer le silence à une ville entière et tenir ses habitants captifs et attentifs. D’un seul regard, il pouvait se faire repentir un pécheur, apprendre à un enfant malicieux à bien se tenir, ou bien transformer une jeune fille bavarde en femme sérieuse. Même les ancients de la ville le respectait et recherchaient ses conseils.

Lorsqu’ils s’étaient mariés, Liz avait été terrifiée par cet homme, effrayée à l’idée qu’elle allait le décevoir en échouant à vivre selon son code moral irréprochable. Mais durant les deux années qui avaient suivi, elle avait pu voir un homme différent, qui s’exprimait avec douceur lorsqu’il se trouvait chez lui, gentil avec son épouse et dévouée envers leur fille. Elle en était venue à aimer ces deux facettes de sa personnalité.

Elle aimait venir à l’église et le regarder lors de ses prêches. Ses mots l’inspiraient à vivre sa vie de la façon dont le seigneur l’avait voulu. Et pourtant, aujourd’hui, elle n’arrivat pas à se concentrer sur ses paroles, et ses réactions, ses réponses, étaient automatiques. Pour la première fois depuis qu’elle était enfant, elle réalisa qu’elle ne prêtait pas attention aux mots du pasteur mais qu’elle avait une conscience aigüe de la congrégation qu’il l’entourait. Elle pouvait entendre chaque froissement de vêtements, chaque soupir d’ennui, chaque murmure de prières, chaque toux supprimée, et les pages de chaque livre de prières qui étaient tournées.

Liz se demanda si il était là, l’homme qui lui avait sauvé la vie d’un simple geste de la main. Comme le service continuait, tout disparut, la foule, son mari et dont ce qu’elle ressentait était la sensation d’un regard posé sur elle. Son regard était chaud, comme le soleil un jour brûlant d’été, il la réchauffait. Elle leva les yeux de sa Bible et regarda la foule. Elle le trouva immédiatement. Il se tenait debout près du mur, la regardant droit dans les yeux. Il était de loin l’homme le plus séduisant de l’église. Liz rencontra son regard pendant une seconde puis détourna les yeux.

Liz fut choquée de constater que la messe était terminée et que la congrégation quittait l’église. Elle se traça un chemin parmi la foule mais lorsqu’elle rejoignit l’extérieur, il n’y avait aucun signe de l’homme. Comme elle se tenait debout à scanner la foule à sa recherche, elle devint consciente que deux femmes l’observaient. Elles étaient belles et blondes, l’une d’elle était presque aussi grande qu’un homme, l’autre était plus petite avec des yeux bleus perçants. Elle devinait, de par leurs vêtements soignés, qu’elles étaient des voyageuses. La plus grande des jeunes femmes blondes la salua en baissant la tête puis se tourna et poursuivit son chemin en direction de la ville, la plus petite trottinant rapidement à sa suite, en gesticulant et en parlant à toute vitesse.

- « Elizabeth, ma chère. » La voix de Jeremiah la détourna de ses pensées et se retourna pour lui faire face. « Frère Knowles est très malade. Je dois lui rendre visite chez lui. Voulez-vous fermer l’église pour moi ? »

Elle lui prit la grande clé en cuivre des mains. « Bien sûr. »

Jeremiah enfila son manteau et s’éloigna en compagnie des membres de la famille de frère Knowles. Liz retourna dans l’églisse et s’assit sur un banc du fond, attendant que les retardaires en aient terminé avec leurs prières et s’en aillent. Un par un, ils se levèrent et partirent, et Liz prétendait être occupée à lire sa Bible afin qu’aucun d’entre eux ne s’arrête et ne lui adresse la parole. Eventuellement, le dernier retardaire quitta les lieux et Liz ferma la porte derrière elle avant de retourner à la solitude de l’église.

Mais elle n’était pas seule, il était là.
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Magie
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MessageSujet: 2ème partie - bis   Lun 30 Jan - 10:36

- « Je pense que nous devrions parler », déclara-t-il simplement.

Liz acquiesça et fit un pas dans sa direction. « Quel est votre nom ? »

- « Je suis Maxwell Evans, Max. »

- « Je suis Elizabeth Parker. »

Il sourit tristement. « Je sais, la femme du pasteur. Vous devez avoir beaucoup de questions. »

- « Oui » dit Liz en faisant un signe de la tête, son esprit rempli de mille questions qu’elle devait poser. Après un moment, elle leva le bras et défit un des boutons de sa robe. Max la regardait, pétrifié, incapable de bouger ou de détourner les yeux de son estomac.

Liz écarta suffisamment les pans de sa robe pour révéler une empreinte argentée sur son estomac. Les yeux de Max s’élargirent lorsqu’il la vit et Liz reboutonna rapidement sa robe. « Votre mari a-t-il vu cette marque ? » la questionna-t-il, alarmé.

- « Non… il… heu… cela ne fait rien ». Elle n’allait pas expliquer à cet étranger que depuis qu’elle avait failli mourir lors en couche, elle et son mari ne faisaient que dormir côte à côte de peur qu’elle ne tombe enceinte.

Elle prit une profonde inspiration. « Qu’êtes-vous ? D’où venez-vous ? »

Pour seule réponse, il pointa un doigt en direction du ciel.

Liz suivit son index avec ses yeux et regarda le plafond. « Vous n’êtes pas un… un ange, n’est-ce pas ? » Demanda-t-elle.

Max sourit, amusé. « Non, je n’en suis pas un. Je suis un voyageur des étoiles. Je suis venu sur Terre depuis une autre planète. »

Appeurée, Liz se détourna pour s’enfuir.

- « Elizabeth… », appela Max, se dépêchant de la rejoindre.

- « Je dois y aller, ma fille est chez ma mère et je dois la ramener à la maison. » Liz pleura, sa voix mêlée d’une hystérie grandissante.

Max la stoppa près de la porte lorsque sa main se posa sur le loquet. Il se tint près d’elle, suffisamment proche d’elle pour qu’elle sente sa respiration sur son visage.

- « Elizabeth, écoutez-moi. Vous ne pouvez parler de ceci à personne, ni vos parents, ni votre mari, personne. Vous ne comprenez pas ce qui pourrait advenir si vous le faîtes. S’il vous plaît, Elizabeth, ma vie est entre vos mains ».

Il relâcha son bras et quitta l’église. Liz s’appuya contre la porte, respirant très fort bien après son départ. Elle ne savait pas ce qui l’effrayait le plus, son incroyable révélation ou bien ce qu’elle avait ressenti lorsqu’il l’avait touchée.

*****

- « Vous avez l’air très distraite. » Jeremiah commenta après le souper du soir. Ils étaient assis près du feu. Liz avait sa Bible ouverte sur ses genoux mais elle regardait fixement les flammes, perdue dans ses pensées.

- « Je suis désolée », dit-elle.
Jérémiah posa ses livres sur une petite table et tira une chaise pour se rapprocher de sa femme. « Quelque chose vous trouble-t-il ? Peut-être que vous voudriez en parler. »

Liz le regarda. « Mère m’a dit aujourd’hui que l’enfant ne Martha Ridgewood n’allait pas survivre à cet hiver. Ce sera le quatrième enfant qu’elle perdra. C’est une femme bonne, dévote et pieuse. Elle tient bien sa maison et aime sa famille, je ne comprends pas pourquoi Dieu la fait autant souffrir. »

- « Ce n’est pas à nous de remettre en cause Sa Volonté, si Il pense qu’il est temps pour la petite Susan de rejoindre Son glorieux royaume, alors nous devons l’accepter. Son plan deviendra clair pour nous, un jour », dit Jeremiah avec un regard fervent.

- « Et si il n’y a pas de plan, aucun dessein divin ? Si ce n’est que la chance ou des accidents qui causent la mort ou la vie ? » Liz questionna d’une voix pressante.

Jeremiah prit sa main dans la sienne. « Je sais ce qui vous fait dire ça. Vous avez eu beaucoup de chance, hier, avec ce loup. Mais vous ne devez pas penser de cette façon, Dieu vous a épargné pour une raison, tout comme il vous a épargnée la nuit ou Sarah est née.

- « Bien sûr, je ne voudrais pas que vous croyiez que je Le remettais en cause. »

- « Liz… y a-t-il autre chose qui vous tracasse ? » demanda Jeremiah.

Plongeant son regard dans ses gentils yeux verts, Liz eut soudainement envie de lui confier la vérité, de lui révéler ce que Max avait fait. Puis elle se rappela la manière dont Max l’avait regardée comme il la suppliait de ne rien révéler. Ses yeux étaient remplis de peur. Il avait tenu sa vie entre ses mains et l’avait sauvée, c’était le moins qu’elle puisse faire pour lui. Alors Liz croisa les yeux de son époux et sourit. « Il n’y a rien d’autre. »

Il l’embrassa chastement sur le front et s’en retourna à l’écriture d’une lettre. Avec un soupir, Liz ramassa sa Bible. Elle était ouverte sur une page, près du début du livre, et ses yeux furent attirés par un passage situé à mi-page.

"Et Dieu dit, nous ferons l’homme à notre image, comme notre ressemblance et qu'il domine les poissons de la mer et les oiseaux du ciel et sur le bétail et sur toute la terre. Et sur tout (être) rampant qui rampe sur la Terre "

Genesis (chapitre 1, verset 26)


Liz fronça les sourcils, elle avait passé toute sa vie à suivre les préceptes de la Bible et de ses commandements. Elle ne l’avait jamais remise en question. Mais maintenant, à la lueur des révélations de Max, Liz se demandait si ce qu’on lui avait enseigné était vrai.

*****

Au milieu de la nuit, Liz se leva pour aller s’occuper de sa fille qui pleurait. Elle avait 7 mois et faisait ses premières dents. Liz arpentait le sol, berçant gentiment le bébé dans ses bras afin qu’elle se rendorme.

Elle plaça Sarah dans son berceau, et lui caresssa le visage. « Bonne nuit, mon ange, je ne sais peut-être plus en quoi croire, mais je sais que tu es un vrai miracle. » Elle embrassa la joue rose de sa fille et la borda.

Liz jeta un œil vers son mari qui dormait profondément dans leur lit, et ne se sentit plus fatiguée. Elle prit son manteau, sortit silencieusement de la chambre et se glissa sous le porche de sa maison.

Elle pouvait voir une silouhette se tenant au centre de la ville, et comme si la personne sentait sa présence, elle se retourna pour la regarder. Liz sentit son cœur manquer un battement lorsqu’elle se rendit compte de qui il s’agissait.

- « Max. »

Ils se firent face un long moment sans bouger, puis Max s’approcha lentement d’elle. Il s’arrêta à quelques mètres du porche.

- « Je ne peux pas imaginer ce que vous ressentez maintenant. J’ai pensé à vous le dire, plusieurs milliers de fois, » dit-il.

- « Vous y avez pensé ? Me le dire à moi ? » Questionna Liz, surprise.

Max sourit.

- « Qu’y a-t-il ? »

- « Je ne vous ai jamais vue avec les cheveux défaits, vous êtes très belle. »

Liz se toucha les cheveux, surprise. Elle savait que c’était de la vanité d’être fière de son apparence physique et elle essayait vraiment de ne pas succomber à ce défaut, mais elle était fière de sa chevelure et se sentait souvent triste de devoir la couvrir toute la journée. Jemeriah ne lui faisait jamais de compliments à ce sujet. Il ne souhaitait pas encourager la vanité.

- « Je n’arrête pas de vous revoir quand vous vous étiez emmêlée dans un fourré, et que vous aviez dû attendre que votre père vienne vous délivrer. »

- « Mon dieu, c’est vrai. J’avais oublié. » Liz sourit à ce souvenir, mais son plaisir disparut rapidement et elle fronça les sourcils. « Comment savez-vous cela ? Cela s’est produit il y a plus de 4 années, vous n’êtes à Rosalind’s Well que depuis 3 mois. Avez-vous lu dans mon esprit ? »

Max leva les mains pour se défendre. « Non, je ne peux pas faire ça. Lorsque je vous ai guérie, j’ai fait cette… je ne sais pas… une connection avec vous. Et j’ai reçu un afflux d’images. L’une d’elle vous montrait avec vos cheveux coincés dans un fourré et j’ai su ce que vous aviez ressenti. »

- « Qu’ai-je ressenti ? »

- « Embarrassée et terrifiée que vous soyez obligée de vous coupler les cheveux, mais vous tentiez de montrer que cela ne vous dérangeait pas parce que la fierté est un péché. »

Liz acquiesça, choquée.

Max déglutit avec difficulté. « Je n’ai jamais tenté cette expérience auparavant, mais peut-être que je peux faire que la connection se passe en sens inverse. Afin que vous constatiez que vous n’avez pas à avoir peur. » Il s’avança sur le porche où elle se tenait.

Il fit une pause, et dit timidement. « Je dois vous toucher. »

Liz fit un signe affirmatif de la tête pour lui signifier son accord et Max se rapprocha d’elle. Liz pria silencieusement qu’il ne remarque pas à quel point ses paumes étaient humides, ou à quel point son cœur battait fort. Elle ne remarqua pas que les mains de Max tremblaient comme il les plaçait de chaque côté de sa tête, lui entourant le visage.

- « Maintenant, prenez une profonde inspiration et ne pensez à rien. »

Presque aussitôt, Liz fut frappée de plein fouet par toute une série d’images.

// Un ciel argenté, 3 lunes brillant dans un ciel d’une couleur verte //

// Un être, grand et pâle, serrant très fort ses mains sur sa poitrine pendant qu’il rendait son dernier soupir //

// Des étoiles défilant à toute vitesse. Une planète surgissant du néant, bleue et verte //

// Admirer un arbre pour la toute première fois, une fleur, une nuit étoilée, des êtres humains /

// Voyager en chariot à la recherche d’un endroit qui deviendrait leur maison. Se tenir debout sur la colline qui surplombait Rosalind’s Well //

// Regarder Liz qui lisait sa Bible pendant la messe, la voir boire l’eau du ruisseau, rire et marcher avec d’autres femmes, ou apaiser un enfant qui pleurait. La voir avec son mari //


Liz pouvait ressentir tout ce qu’il ressentait comme elle voyait les évènements les plus insignifiants de sa vie à travers ses yeux. Elle sentit son désespoir devant la mort de sa planète, son espoir pour une nouvelle vie sur Terre, sa déception lorsqu’il avait réalisé la primitivité et l’étroitesse d’esprit des habitants de la Terre. Sa solitude.

Elle pouvait se voir telle que Max Evans la voyait et dans ses yeux, elle était belle.

Il retira ses mains et pencha le buste en avant. « Bonne nuit, Liz. Faîtes de beaux rêves. »

Comme elle le regardait s’éloigner, Liz ne remarqua pas un homme qui rôdait dans l’ombre.

*****

23 septembre 1699

Mon nom est Elizabeth Parker and cinq journées se sont écoulées depuis que j’ai perdu la vie. Et maintenant, pour la toute première fois de ma vie, je me sens vivante. »



à suivre...
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Majandria
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MessageSujet: Re: Here Be Dragons (part 3)   Lun 6 Fév - 11:55

Trois.


Il fallu un moment à Maria quand elle se réveilla pour se souvenir où elle était lorsqu’elle se réveilla le lendemain matin pour se retrouver dans une étrange chambre. A un moment pendant la nuit elle avait battu toutes les couvertures hors du lit et sur le sol, mais même avec un simple drap pour la couvrir elle était chaude et moite. Elle fronça les sourcils, ne s’était elle pas réveillée en frissonnant pendant la nuit.

Avec un grognement, Maria roula sur son estomac pour attraper sa montre. Il était presque 11 heures du matin. « Il est temps de se lever fainéante. » Se dit elle avant de se lever du lit. Elle écarta les rideaux de la fenêtre et se pencha pour regarder à l’extérieur.

Heureusement, la pluie avait cessé et le soleil brillait avec luminosité. La vue à travers la fenêtre était à couper le souffle. De chaque cotés de la maison de Mrs. Whitman se trouvaient plus de maisons de type colonial conservées soigneusement, toutes groupées autour d’un petit lac qui scintillait et miroitait comme des diamants au soleil. Derrière le lac s’étendait une large forêt dont les feuilles déclinaient toutes les magnifiques couleurs de l’automne. C’était l’une des plus jolies villes que Maria ait jamais vu.

Maria prit le journal de la table de nuit et le tourna entre ses mains. Elle l’apporta à son nez et le renifla. Cela sentait sans aucun doute l’authentiquement vieux. Mais il n’y avait aucun moyen que ce soit vrai, les extraterrestres n’avaient pas débarqué sur terre 300 ans plus tôt. La fille qui avait écrit ça était soit désillusionnée, soit elle avait une imagination très vivace. Mais c’était intéressant et elle voulait certainement en lire plus.

Son estomac gargouilla et Maria se rendit soudain compte qu’elle avait très faim. Elle se doucha et s’habilla rapidement puis fit le lit. Alors qu’elle remettait la couverture supplémentaire dans le coffre, Maria examina le compartiment secret. Elle pouvait à peine voir la paroi dans le couvercle et ne pouvait pas l’ouvrir, même après avoir lourdement laissé retomber le couvercle comme elle l’avait fait la nuit précédente. Si le journal ne s’était pas trouvé sur sa table de nuit, elle aurait cru avoir rêvé le compartiment secret.

Dans la cuisine, Mrs. Whitman avait laissé sur la table un festin pour elle, et Maria soupçonnait que c’était servit

« Tu as bien dormis ma chérie ? »

« Très bien, merci. Je n’avais pas prévu de dormir autant ce matin. »

« Tu étais fatiguée, tu as une bien meilleure mine aujourd’hui. Prends un peu de pain brioché, je les ai fait ce matin. Et un peu de ma confiture faite maison. » L’incita Mrs. Whitman alors qu’elle regardait Maria manger comme une furie et Maria se rendit compte qu’elle ingurgitait le double de ce qu’elle faisait habituellement pour ne pas offenser son hôte.

« C’est agréable d’avoir des visiteurs, on n’en a jamais ici. » Dit Mrs. Whitman alors qu’elle remplissait une tasse de thé pour Maria.

« Vous avez été tellement bonne avec moi. » Maria sourit avec gratitude.

« C’est agréable d’avoir quelqu’un à s’occuper, Michael déteste quand je le materne. » La vieille femme sourit.

« Il n’y a que Michael et vous qui vivez ici ? » Demanda Maria, se souvenant de la voix qu’elle avait cru entendre pendant la nuit.

Mrs. Whitman hocha tristement la tête. « Oui, ses parents sont morts quand il était enfant et il vit avec moi depuis. Je pense qu’il serait déjà partit à présent mais il ne veut pas me laisser toute seule. C’est un si gentil garçon. »

« C’est vraiment triste. Comment sont ils morts ? » Demanda Maria. Elle se pinça les lèvres. « Je suis désolée, vous n’avez pas à me le dire. » Ajouta t elle précipitamment.

« Ne t’en fais pas. Helen, sa mère a été se baigner et s’est retrouvée en difficultés et Matthew, mon fils, est allé l’aider. Ils se sont tous deux noyés. » Lui raconta Mrs. Whitman, elle essuya une larme de ses yeux. « Michael n’avait que six ans à l’époque. »

« Dans le lac dehors ? » Demanda Maria.

« Oui, il a l’air magnifique, mais ce lac est très dangereux. Beaucoup de personnes y ont perdu la vie à travers les ages. Tu vois, c’est très profond. Si tu veux aller nager il y a une rivière juste à la sortie de la ville. »

« Oh, en fait j’espère partir bientôt. Je veux dire, pas que je ne veuille pas rester mais je dois aller à Salem pour effectuer mes recherches bientôt. J’espère qu’ils auront pu réparer ma voiture aujourd’hui. »

« Je suis sure que Kyle fera en sorte qu’elle soit prête en un rien de temps, c’est le meilleur mécanicien de l’Etat. » Lui assura Mrs. Whitman. « Espérons que tu reviennes nous voir un jour ou l’autre, peut être quand tu retourneras à New York. Où peut être es tu pressée de rentrer à la maison, Tu as un jeune homme qui t’attend à New York ? »

Maria se renfrogna. « Non, pas de jeune homme. Je suis libre et seule. »

« Michael aussi. » Dit joyeusement Mrs. Whitman.

« Oh…je…euh… C’est bien pour lui. » Balbutia Maria, elle sentit ses joues rougir chaudement. Qu’est ce qui n’allait pas chez elle ? Elle n’était pas du genre à rougir face à la tentative peu subtile de grands-mères pour caser leurs rejetons.

« Il y a un bon nombre de filles en ville qui adoreraient s’installer avec lui, mais aucune n’arrive à le convaincre. Il a déjà brisé pas mal de cœurs, entre nous. Il est très beau, tu ne trouves pas ? » Continua Mrs. Whitman.

« Très beau. » Accorda poliment Maria.

Bien sur, Michael entra dans la pièce au moment où elle disait cela. « Qui est très beau ? » Demanda t il avec une grimace taquine.

« Kyle. » Répondit Mrs Whitman au tac au tac. « Et très doué de ses mains aussi. » Elle fit un clin d’œil à une Maria très choquée.

Michael pris place du coté opposé de Maria et sa grimace en disait long. « D’accord, Kyle est beau. Si tu veux je peux t’emmener à son garage maintenant pour voir si ta voiture est prête. »

Maria pris une gorgée d’eau pour garder ses nerfs sous contrôle. « Ce serait super, merci Michael. »

~*~



Plus tard, Mrs Whitman était heureuse que Michael et Maria ne puissent plus rien avaler, ils furent autorisés à quitter la table du petite déjeuner et se diriger vers le garage. Le soleil brillait avec luminosité, la chaleur de l’été était partie mais le temps était toujours doux et agréable.

« Cet endroit est tellement joli. » Commenta Maria. « C’est étonnant que vous ne soyez pas envahis de touristes. »

« On aime mieux comme ça. » Répondit son compagnon.

« J’ai remarqué à l’accueil chaleureux que j’ai reçut la nuit dernière. » Dit Maria avec sarcasme.

Michael se frotta un sourcil. « Ouai j’en ai entendu parler. Je suppose qu’ils ont juste été surpris de te voir arriver dans le bar si tard alors que la majorité des gens normaux étaient à l’intérieur. »

Maria s’arrêta, soudainement conscience du fait qu’ils étaient suivis. Elle se retourna pour découvrir un troupeau de jeunes enfants qui les suivaient, essayant désespérément d’étouffer leurs rires. « Bonjour shérif, bonjour madame. » Dirent ils en cœur.

« Bonjour » Répondit Maria en souriant.

« Hey vous tous, allez vous en et allez jouer quelque part. » Leur dit Michael, et bien qu’il ait utilisé un ton bourru, il souriait aussi.

Les enfants s’en allèrent, criant et riant.

« Tu es le shérif ? » Demanda Maria, peu convaincue.

Michael releva le bas de son tee-shirt pur révéler un badge lustré accroché à sa ceinture. « Oui. Pourquoi c’est si difficile à croire ? »

Maria haussa les épaules. « Je ne sais pas, tu sembles plus être le genre de garçon qui enfreins la loi au lieu de la faire respecter. »

« Plus maintenant. » Michael sourit énigmatiquement.

Ils avaient atteint la fin de la rangée de maisons faisant face au lac et se trouvaient en face d’un large bâtiment blanc qui s’arrêtait juste aux pieds du lac. Il y avait quelques bateaux amarrés le long de l’embarcadère en face du bâtiment, un redressé sur la pelouse derrière cela et quelques vieilles voitures de vendanges, brillant au soleil. Michael conduit Maria dans le bâtiment où ils trouvèrent un groupe de cinq hommes, debout en rond, regardant le moteur de la voiture de Maria.

A l’exception de Kyle, aucun des hommes n’avaient l’air mécaniciens, deux d’entre eux portaient même un costume. Ils avaient tous l’air perplexes.

« Je suppose à l’expression de vos visages que vous n’avez pas trouvé quel était le problème. » Devina Maria.

« J’ai bien peur que non. » Admit Kyle. Il se frotta le visage. « Tu as eu des problèmes avec récemment ? »

Maria rit. « C’est un gros problèmes en soit. Dans les cinq derniers mois j’ai eut des problèmes avec la ceinture de sécurité, le carburateur, le chauffage et le frein. »

« Peut être que tu devrais tout simplement acheter une nouvelle voiture. » Suggéra Kyle en plaisantant.

« Bien sur, c’est en tête de ma liste de chose à acheter une fois que j’aurai gagné au loto. Malheureusement je suis une pauvre étudiante et je suis coincée avec celle là. »

« Est-ce que quelque chose lui est arrivé pendant que tu conduisais ? Il y a des marques sur la route qui laissent penser que tu as perdu le contrôle avant de t’arrêter. » Reprit Kyle.

« Oh, oui… J’ai cru avoir vu quelqu’un et je me suis arrêtée mais j’ai dérapé parce que la route était trempée. Quand j’ai essayé de redémarrer ça n’a pas pu. » Expliqua Maria.

« Tu as vu quelqu’un ? » Répéta Michael en fronçant les sourcils.

« J’ai cru que c’était le cas. Mais quand je suis revenue pour vérifier il n’y avait personne. »

« A quoi ressemblait cette personne ? » Demanda Michael.

Elle haussa les épaules. « Une fille, des longs cheveux noirs, une robe blanche. Je l’ai juste imaginée, j’étais vraiment fatiguée et stressée la nuit dernière, et comme tu l’as dit tout le monde devait être à l’intérieur à cette heure ci. »

Il y eut un silence dans la pièce après que Maria ait finit de parler et elle remarqua les hommes échanger des regards étranges entre eux. Un moment eut peur que quelqu’un lui dise qu’elle n’avait pas imaginé la fille et l’avait accidentée avec sa voiture ou quelque chose d’atroce dans le même genre.

Au lieu de cela Michael hocha la tête. « Probablement, tu ne tenais plus sur tes jambes la nuit dernière. Kyle, est ce que tu penses que tu peux remettre la voiture sur pieds aujourd’hui ? »

Le mécanicien haussa les épaules. « Je vais essayer quelques trucs, je devrait avoir réparé ça plus tard dans la journée. »

Un des autres hommes, habillé d’un costume noir s’approcha d’eux. Peut être qu’on pourrait la tracter vers Safehaven. Le garagiste là-bas aura peut être plus d’expérience avec ce genre de voitures. » Il parla d’une lourde voix sourde que Maria reconnu. C’était l’homme qui s’était disputé avec Mrs. Whitman dans la cuisine la nuit passée.

« Ca me semble beaucoup démarches inutiles. » Contra Maria. Et de dépenses, ajouta t elle pour elle. « Je suis sure que c’est quelque chose de simple et Kyle trouvera rapidement la solution. »

« Bien sur que oui, ce n’est pas la peine de transférer la voiture à Safehaven ! » Répondit joyeusement Kyle, mais il y avait un sous entendu dans sa voix et Maria était sure qu’il était dirigé à l’homme en costume noir.

« Parfait, je serais chez Mrs. Whitman alors si tu l’as réparée tu pourras me trouver là. » Maria sourit. Elle ouvrit la porte du passager avant du véhicule et prit quelques un de ses faits personnels sur le siège et dans le compartiment à gants.

Après avoir quitté le garage, Maria s’assit sur un banc en face du lac qui offrait une vue spectaculaire. Elle ouvrit la carte sur ses genoux et essaya de repérer Roswell dessus. Elle trouva rapidement Safehaven et Garrison qui avait été la dernière ville qu’elle avait traversée avant de se perdre, mais elle ne voyait Roswell nul part.

Une ombre tomba sur la carte et Maria releva les yeux pour trouver une jolie blonde qui se tenait à coté du banc. « Je peux m’assoire ici ? » Demanda t elle.

« Bien sur. » Répondit Maria, elle rassembla ses affaires pour laisser à l’autre fille de la place pour s’assoire.

« C’est un beau jour, n’est ce pas ? » Dit la blonde après un moment.

Maria hocha la tête. « C’est très agréable. Peux tu me montrer où se trouve Roswell sur la carte ? »

« Euh… bien sur. Je suis Courtney en passant. » La jeune femme lui sourit. Elle prit la carte et désigna un endroit. « C’est par là, mais c’est tellement petit que ce n’est pas indiqué sur beaucoup de cartes. »

Maria reprit la carte et entoura la zone que Courtney lui avait montrée. « C’est bizarre, sur cette carte on a l’impression qu’il n’y a que de la forêt ici. Il n’y a même pas une route d’indiquée. »

Courtney haussa les épaules. « Ce n’est visiblement pas une bonne carte, et étonnant que tu te sois perdue. »

« Je suppose. » Maria fronça les sourcils en repliant la carte.

Courtney regarda sa montre. « Il se fait tard, tu ne devrais pas partir bientôt ? » Elle avait prononcé cette phrase sur un ton amical mais ses yeux étaient froids.

« Ma voiture n’est pas encore réparée donc je dois rester encore un peu. » Répondit Maria, essayant de ne pas montrer sa surprise quand à la rudesse de l’autre fille.

Les yeux de la jeune femme blonde se plissèrent. « T u veux dire que tu vas rester une autre nuit ? » Cette fois ci elle n’essaya même pas de se montrer amicale.

« Je ne peux pas partir avant que ma voiture ne soit réparée alors je suppose que oui il se peut que je doive. » Répondit Maria. Elle rassembla ses affaires ensemble et se releva. « Je dois y aller, merci de ton aide. »

« Attends. » Courtney se mit en travers du chemin de Maria. « Il y a quelque chose entre Michael et moi, alors ce n’est pas la peine de penser que parce que tu passes quelques nuits chez lui signifie que quoi que ce soit va se passer entre vous deux. »

« Dans mon esprit rien n’était sensé aller plus loin. » Lui assura Maria, puis elle la contourna et s’éloigna.


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Majandria
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MessageSujet: Re: Here Be Dragons (part 3)   Lun 6 Fév - 11:55

« Tu es plus que la bienvenue de rester ici aussi longtemps qu’il ne le faille. » Assura joyeusement Mrs. Whitman à Maria.

« Ce ne devrais pas être tellement long de toutes façons, ma voiture est un tas de ferraille malheureusement, mais généralement c’est assez facile de la remettre sur la route. » Lui assura Maria, elle se pinça les lèvres avec hésitation. « J’ai l’impression que tout le monde n’est pas ravi de me voir ici, j’espère que je ne cause pas trop de problèmes pour vous. »

Mrs. Whitman chassa les craintes de Maria en agitant sa main. « Ne sois pas stupide, J’adore le fait de t’avoir ici. C’est tellement agréable d’avoir de la compagnie. J’espère simplement que ça n’interfère pas trop avec tes projets. »

« Pas vraiment pour être honnête, j’aurai pu faire la majorité de mes recherches sur le net mais j’aime le faire par moi-même. C’est drôle, quand j’étais à l’école je détestait l’histoire parce que c’était uniquement des faits dans un livre. Mais maintenant je dois sortir et trouver des choses par moi-même, j’aime beaucoup ça. Ma mère dit que c’est parce que je suis naturellement curieuse des affaires des autres, même s’ils sont morts. »

« Tellement de jeunes gens de nos jours n’apprécient pas l’histoire, c’est important de savoir d’où nous venons. » Dit Mrs. Whitman, s’asseyant aux cotés de Maria. « Si nous ne respectons pas l’histoire et apprenons d’elle, nous sommes voués à faire les mêmes erreurs encore et encore. Mais en même temps je pense que l’histoire et les traditions ne devraient pas restreindre les décisions que nous prenons aujourd’hui. Que les choses n’aient toujours été faites d’une manière ne veux pas dire qu’elles devraient toujours être faites de cette manière. »

Maria hocha la tête, elle avait l’impression que Mrs. Whitman parlait de quelque chose d’autre mais elle ne comprit pas de quoi il s’agissait. « Il y a vraiment un fort sens à l’histoire dans cette maison et cette ville. Enfin du moins ce que j’en ai vu. Votre famille vis ici depuis longtemps ? »

Mrs. Whitman hocha fièrement la tête. « La famille de mon défunt mari a vécu ici, dans cette maison, depuis 1699. C’est la première maison à avoir été construite à Roswell. Ma propre famille a vécu ici depuis cette époque aussi, nous avons une maison dans le prochain quartier. »

« 1699 ? » Répéta Maria. « Wow, c’est impressionnant. Est-ce que vous deux familles sont arrivées en même temps ? »

« Oui, nous sommes arrivés ici, en Amérique, ensemble sur le même vaisseau. Nous appartenions à la même religion et nous n’étions pas les bienvenus dans le vieux monde alors nous avons fuis vers les Amériques. La plupart des familles habitant ici peuvent retracer leur généalogie jusqu’à ce navire. As-tu un quelconque intérêt dans ta propre généalogie ? »

« Ma grand-mère à retracé la sienne quelques années auparavant, elle a pu retracer nos racines jusqu’au début du 18ème siècle, mais c’était assez délicat car elle l’a retracée à travers ses grand mères. » Expliqua Maria.

« Oh, pourquoi l’a-t-elle fait de cette façon ? »

Maria sourit ironiquement. « Les femmes de ma famille ont vraiment un grave problème quand il s’agit de garder des hommes dans leurs vies. Aucun des hommes du coté de ma mère ne sont restés toutes leurs vies avec leurs femmes. La plupart des femmes étaient soit veuves, soit quittées pendant la première année de leur mariage et la plupart d’entre elles eurent des enfants illégitimement et ne se sont jamais mariées. Ma grand-mère disait que nous étions maudites. »

« Tu crois à cela ? » Demanda Mrs. Whitman.

« Non, bien sur que non. Je ne crois pas aux malédictions, aux fantômes ou en n’importe quoi de ce genre. » Maria rit. « On a juste de très mauvais goût en matière d’homme, c’est tout. »

Mrs. Whitman posa sa main sur celle de Maria et la serra doucement. « Alors tu as donc grandit sans un père ? »

« Ouai… il est partit quand ma mère lui a annoncé qu’elle était enceinte. Ils avaient seulement dix-sept ans donc je peux comprendre pourquoi il est partit. Mais il est plus vieux maintenant, il aurait put reprendre contact. » Dit Maria, un peu tristement. Elle secoua la tête pour faire fuir sa mélancolie. « Il ne m’a jamais manqué de toutes façons, ma mère et ma grand-mère étaient la seule famille dont j’avais besoin. »

« Tu seras peut être celle qui brisera le cercle. » Mrs. Whitman lui sourit.

Maria ricana. « J’en doute fortement, pas avec mon record à rester avec un petit ami. » Elle jeta un coup d’œil à la vieille horloge de grand père. « Je devrais envoyer un e-mail à mon ami et le prévenir que je serais retardée. Est-ce qu’il y a un endroit en ville avec accès internet ? »

« La librairie en a un. Dis simplement à Susie que Mrs. Whitman t’envoie et elle sera ravie de t’aider. » Dit Mrs. Whitman en se relevant sur ses pieds alors que la minuterie du four retentit. Elle retira un gâteau à l’odeur délicieuse du four et le posa sur le comptoir pour le laisser reposer. « Si tu sors tu devrais mettre un blouson, il commence à faire froid. »

« Bien sur. » Maria sourit, ayant l’impression d’avoir été transportée dans la maison de sa propre grand-mère. Elle grimpa les escaliers étroits jusqu’à la chambre dans laquelle elle avait dormis la nuit dernière pour prendre un manteau.

Ses yeux tombèrent sur le journal qui reposait sur la table de nuit et elle le prit.

Je ne crois pas aux extraterrestres non plus, pensa Maria. Il était impossible que ce qui était écrit dans le journal ne soit vrai. C’était soit un canular élaboré, pour elle ne savait quelles fins. Ou bien Max Evans dupé Liz d’une façon ou d’une autre.

Maria fronça les sourcils, Mrs. Whitman avait dit que sa famille était arrivée à Roswell en 1966, ce qui correspondait à l’époque où les ‘voyageurs’ étaient arrivés à Rosalind’s Well d’après Liz. Est-ce que Roswell et Rosalind’s Well étaient la même ville où des endroits différents ?

Elle secoua la tête. « Tu es folle Deluca, il n’y a pas moyen que ce soit vrai. » Si Mrs Whitman était descendante des voyageurs de Rosalind’s Well et que ce que Liz avait écrit dans son journal était vrai alors cela voulait dire que Mrs. Whitman et Michael étaient descendants d’extraterrestres.

Maria rit à sa propre sottise, il n’y avait aucun moyen que Mrs. Whitman ne soit une extraterrestre.

Elle reposa le journal sur la table de nuit et faisant cela elle prêta attention à la rose qui était tombée sur le sol. Elle était toujours aussi fraîche et son odeur aussi douce qu’elle ne l’avait été la nuit dernière.

« Expliques ça. » Murmura Maria pour elle-même. Il était trop tard dans l’année pour que les roses ne fleurissent et comment une rose fraîche serait arrivée dans le compartiment secret d’un coffre après tout ?

Elle attrapa le journal à nouveau et le garda un moment dans ses mains, même s’il s’agissait d’un canular et qu’elle n’y croyait pas, elle était vraiment curieuse de savoir a suite. Prenant sa décision elle le mit dans son immense sac à main et enfila son blouson.

Quelques minutes plus tard elle trouva la librairie. Comme la plupart des autres bâtiments de la ville elle datait de la période coloniale mais était préservée dans son intégralité. Les secrets étaient contenus dans les livres et l’historienne en Maria avait hâte de les explorer.

Susie, la libraire, était une femme âgée qui devait être approximativement de la génération de Mrs. Whitman et elle salua Maria d’une façon accueillante. L’ordinateur public était utilisé alors Susie la conduit vers un confortable fauteuil près d’une des fenêtres, sur lequel elle pouvait s’asseoir jusqu’à ce qu’il soit libre.

Assise sur la chaise, Maria sortit le journal intime de son sac, alla à la page suivante et commença à lire.

« Je n’ai jamais été une étrangère. Je n’ai jamais eu à me présenter ou dire à quelqu’un mon nom. En tant que fille de Jeffrey Rosalind puis femme de Jeremiah Parker, tout le monde sait déjà qui je suis. Ils savent le moindre détail à propos de moi. Ils savent quelle viande ma mère à cuisiné pour le dîner, quelle couleur de tissus j’ai acheté pour la nouvelle robe, quelle jour je lave mon linge. Je n’ai jamais ressentit un manque de vie privée avant parce que je n’ai jamais eut quelque chose à cacher.

Mais maintenant, pour la première fois de ma vie, j’ai un secret. Et si mon secret est jamais découvert, des personnes pourraient en mourir. »



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aminaron
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MessageSujet: Re: Here Be Dragons (part 3)   Jeu 2 Mar - 23:48

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