Roswell-fanfictions

fan-fictions sur la serie Roswell
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Quand l'amnésie rapporte la vie

Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Carlyne
Invité



MessageSujet: Quand l'amnésie rapporte la vie   Dim 18 Sep - 14:51

Coucou!
Voici une de mes fics, certains l'ont surement lu mais pas tous!
L'histoire se déroule 9 ans après les deux premières saisons de Roswell.

Elle avait mal. Elle couvrit son ventre de ses bras par réflexe, puis ouvrit les yeux. La clarté de l’endroit où elle se trouvait était tellement intense qu’elle en était aveuglante. Elle battit des paupières instinctivement. Petit à petit, elle commençait à prendre conscience de la pièce qui l’entourait. Une chambre simple, d’un blanc immaculé. Elle se meublait uniquement d’une petite table, d’une modeste chaise et bien sûr, le lit sur lequel, elle était étendue.

- Bonjour, Liz.

Ces mots avaient été prononcés par une jeune femme, toute de blanc vêtue, à fine silhouette et aux longs cheveux blonds ondulant dans son dos.
Elle vint s’asseoir sur le lit.

- Comment est-ce que tu te sens ? (Elle remarqua les bras posés sur son ventre) Prend-ça, tu iras mieux après.

Elle lui tendit le verre d’eau et la pilule du plateau qui se trouvait sur la table. Liz l’avala sans un mot, son regard redescendit vers son ventre.

- T’en fais pas. Tout va bien. Regarde-moi. (Liz leva les yeux) Tout va bien. C’est moi, Isabel. Tu me reconnais ? Kyle dit que tu as peut-être une légère amnésie passagère. Quel est ton dernier souvenir ?
- Est-ce que… Est-ce que, j’ai fait… quelque chose de… de mal ?
- Non, pas du tout. Tu ne te souviens d’absolument rien ?
- Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Tu étais enceinte. Tu étais seule chez toi ce matin, quand tu as fait une fausse couche. Si Séréna ne t’avait pas entendue crier en t’évanouissant, tu ne serais pas là à cet instant.

Elle ne sut que répondre. Elle se contenta de rebaisser les yeux vers son ventre, puis reposa ses bras sur la couverture.

- D’ailleurs elle est là en ce moment même et elle voudrait te parler. Je reviendrais.

Peu de temps après qu’elle soit sortie de la pièce, une autre femme entra.

Celle-là était très différente. La première chose que l’on remarquait chez elle était son élégance. On pouvait également deviner que c’était une femme d’affaires ; son attaché-caisse accompagné un ensemble veste-pantalon chic et dernier cri, reposant sur des talons hauts. Ses cheveux étaient coupés courts au carré et son maquillage soutenu.

- Liz ! Tu vas bien ? Tu m’as fait une de ces peurs ! Je suis tellement désolée pour le bébé, si tu savais !

Elle se tenait à présent à genoux au pied de son lit. A la voir ainsi, salir ses habits devait être le cadet de ses soucis.

- Je t’en pris, dis-moi quelque chose.
- Qui… qui êtes-vous ?
- Liz, c’est moi Séréna ton amie. Tu te souviens de moi ?
- Je suis désolée.
- C’est pas grave, de quoi est-ce que tu te souviens ?
- Je ne sais pas.
- Ne t’inquiète pas, tout va s’arranger, je te le promets. Tu veux quelque chose ? Tu as faim, soif ?
- Je suis fatiguée.
- Je comprends. Je te verrais plus tard.

Elle était à nouveau seule. Seule dans sa chambre, et seule dans sa tête. Elle ne comprenait pas. Les seules personnes, jusqu’à présent qu’elle avait rencontrés étaient Séréna et Isabel. Des amies. Mais des amies de longue date ? Proches ? Que représentaient-elles pour elle « avant » ? Et ce fameux bébé qu’elle attendait, qui en était le père ? Etait-elle mariée ? Avait-elle déjà des enfants ? Une famille…
Un flot de question se bousculait dans sa tête, elle aurait voulu savoir tant de choses et à la fois…

Le retour d’Isabel l’interrompit dans ses pensées.

- Tu avais l'air bien songeuse.
- J’ai des raisons de l’être, non ?
- Bien sûr. Justement, je viens de voir à Kyle…
- Qui ?
- Ah, oui mon mari et ton médecin aussi.
- Et alors ?
- Alors il énormément de travail donc, comme tu vas bien, il ne viendra te voir que demain. En attendant, je t’ai apporté ton repas.
- Quelle heure est-il ?
- 7h. Pourquoi ?
- Pour rien. Je crois que je meurs de faim.
- Bien, je suis contente que tu n’aies pas perdu l’appétit.

(Elle lui déposa le plateau sur les genoux)

- Par contre, tu ne m’as toujours pas répondu, quel est ton dernier souvenir ?
- Je ne sais pas. Tout est si confus dans ma tête.
- D’accord. Sinon, Tu as besoin de quelque chose ?
- Ma mémoire.
- Je vois.
- Je ne suis pas sûre, non.
- Ecoute, je sais que…
- Non, tu ne sais pas. Tu ne sais pas ce que ça fait d’être là, au beau milieu de nul part, sans savoir quand je rentrerai, si je rentre et où ? Si quelqu’un m’attend à l’extérieur. Avec des gens dont je ne me souviens pas qui me parlent de choses dont je n’ai aucune idée. Alors maintenant, arête de me parler comme à une personne saine et équilibrée.

Sur ces mots, elle posa le plateau par terre, se retourna dans son lit, de manière à tourner le dos à son infirmière qui continua à parler calmement sans faire le moindre geste pour obtenir l’attention de Liz.

- On se connaît depuis l’école primaire mais on est devenu ami qu’au lycée. A cette époque-là, tu sortais avec Kyle, mais ça n’a pas duré. Plus tard tu as commencé des études d’anglais et tu es devenue auteur pour enfants alors qu Kyle et moi avons préféré la médecine mais nous sommes restés très liés. Kyle et moi nous sommes finalement mariés à la fin de nos études alors que tu as épousé Eddy il y a deux ans.
- (Après s’être retournée) Et où est-il à présent ?
- A New York, pour affaires.
- Quel genre d’affaires ?
- C’est compliqué… Il travaille pour une banque et… Il t’expliquera tout ça quand il rentrera.
- Et quand est-ce qu’il rentrera ?
- Ce soir ? Demain peut-être. Je ne sais pas exactement.
- Et moi je rentrerais quand ?
- Et bien demain je pense qu’il n’y aura pas de problème.
- C’est bien. Comme ça mon mari euh… ?
- Eddy.
- Oui, c’est ça Eddy pourra s’occuper de moi.
- Mais enfin, Kyle et moi prendrons soin de toi aussi.
- Mais il y aura Eddy. Quelque chose ne va pas avec lui ?
- Si, si. Tout va très bien. Je veux juste que tu saches qu’on ne t’abandonnera pas, c’est tout.
- Ok, qu’est-ce que tu me caches ?
- Eh bien… Tu sais, tu ferais mieux de manger maintenant, ça va être froid.
- Bien sûr.

Elle aurait bien voulu riposter encore une fois mais quelque chose lui disait qu’il valait mieux ne pas se faire des ennemis de gens dont elle pourrait avoir besoin. Et peut-être qu’avec le temps, elle découvrirait une personne formidable derrière cette jeune femme qui lui semblait aujourd’hui tellement fragile, déstabilisée et mal-à-l’aise vis-à-vis de son amie à présent amnésique. Liz savait que son infirmière ne saurait sans doute pas la dernière à se comporter ainsi devant elle et il fallait qu’elle s’y habitue.

Elle mangea donc son repas, auquel elle ne prêta pas grande attention, noyée encore une fois dans ses pensées. Pensées qui l’a hantèrent toute la nuit aussi bien éveillée qu’en rêve.

Le lendemain, elle se réveilla avant la venue d’Isabel. Son énergie était revenue. Elle commençait à en avoir marre de ce lit dans lequel elle était depuis… Si seulement elle savait.
Elle se leva et trouva une petite salle d’eau communiquant à la chambre dans laquelle, elle fit sa toilette. Avant qu’elle n’en ressorte, la voix d’Isabel se fit entendre a travers la porte.

-Liz ? Eddy est là.

En sortant de la salle de bain, elle le vit, grand, pas très musclé mais dans un superbe costume. Il était blond, mais ses cheveux viraient vers le gris. Son grand sourire aux lèvres ne masquait pas ses traits fatigués, affaissés.

- Contente de me revoir ?

...A suivre...
Revenir en haut Aller en bas
Aube
Isabel
avatar

Nombre de messages : 208
Date d'inscription : 01/04/2005

MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Dim 18 Sep - 15:34

J'ai déjà lu ta fic et j'aime beaucoup!! Merci
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lizevans
Isabel
avatar

Nombre de messages : 486
Age : 32
Date d'inscription : 23/06/2005

MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Dim 18 Sep - 17:43

la suite stp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lydia
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Dim 18 Sep - 21:49

jamai lu je voudré bien la suite el et génial
Revenir en haut Aller en bas
Carlyne
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Dim 18 Sep - 23:38

voici la suite

En sortant de la salle de bain, Liz le vit, grand, pas très musclé mais dans un superbe costume. Il était blond, mais ses cheveux viraient vers le gris. Son grand sourire aux lèvres ne masquait pas ses traits fatigués, affaissés.

- Contente de me revoir ?

Elle ne voyait pas quoi répondre. Quoi répondre à un homme avec qui elle partageait sa vie et à qui elle donnait son amour mais qui d’un autre côté elle ne connaissait pas.
Comme elle ne voulait pas non plus être trop dure alors qu’il venait à peine de rentrer de New York, elle se contenta de…

- Oui, bien sûr.
- Tu sais, c’est peut-être une bonne chose finalement. Je ne nous voyais pas vraiment parents. Et puis, avec tous tes amis qui sont presque en permanence à la maison, tu vas pas me dire que tu te sens seule, si ?
- Tu veux dire, pour le bébé ?
- Oui, je sais que c’est un coup dur pour toi mais on ne va quand même pas s’en plaindre.
- C’était quand même un petit être vivant.
- Assez parlé de ça. La seule chose que je veux savoir maintenant c’est comment va ma femme.
- Ça va.
- Tant mieux je pourrais travailler l’esprit tranquille.
- Tu retournes travailler ?
- Bien sûr, je dois retourner à New York, j’ai un avion qui m’attend. C’est extraordinaire si j’ai pu passer. Mais on se revoit comme prévu dans une semaine.

Après une bise sur la joue de Liz, il repartit et elle comprit alors pourquoi Isabel, ne l’aimait pas. Elle ne devait le voir qu’en coup de vent entre deux voyages d’affaires et c’était pour mieux profiter de son remarquable manque d’humanité et de son égocentrisme incomparable.
Tout en cet homme la dégoûtait.

- Toc, toc. Je peux entrer ?
- Evidemment.

Au point où elle en était n’importe qui pouvait entrer cela ne la gênerait pas. Cet homme-là devait être docteur d’après sa blouse.

- Je suis le docteur Valenti ou Kyle si tu préfères. Je doute que tu te souviennes de moi ou d’Eddy que je viens de voir sortir à l’instant. Vrai ?
- Je ne me souviens de personne mais ça ne veut pas dire que je ne sais pas des choses.
- Je ne dis pas le contraire. Ton amnésie n’est que partielle. Tu sais encore parler, marcher et je suis prêt à parier que tu lis et écris encore. Tu n’as subi aucun dommage cérébral et tu retrouveras la mémoire. Le problème est que ça peut être aussi bien dans trois jours que dans cinq ans. Ta fausse couche a provoqué un choc aussi bien moral que physique qui a déclenché un blocage au niveau de ta mémoire. Elle ne l’a pas entièrement provoqué, inconsciemment tu désirais oublier. Mais oublier seulement ce qui te faisait souffrir, les gens. Comment dire… Tu serais capable de faire marcher ta cafetière sans reconnaître tes propres parents.
- Wow. Mais pourquoi est-ce que les gens me faisaient souffrir ?… Et comment est-ce que je peux retrouver ma mémoire ?
- Ça, je n’en ai aucune idée. Dans la plupart des cas, un événement fait revenir tes souvenirs. Mais on ne peut vraiment avoir aucune idée de ce qui pourrait faire déclic dans ton cerveau. C’est très personnel, ça peut être la vue de quelqu’un, quelque chose, un son, une odeur, un geste, une activité… les possibilités sont infinies.
- Et en attendant ?
- Tu vas rentrer chez toi et reprendre ta vie plus ou moins normalement.
- Mais je ne sais même pas en quoi consiste ma vie.
- Ne t’en fais pas. Isabel et moi sommes là, et puis il y a Séréna aussi et parfois même Eddy.
- Pourquoi parfois ?
- On ne peut pas dire qu’il soit souvent à la maison, son travail lui prend beaucoup de temps et le fait voyager souvent.
- Je vois.
- Bien, Séréna va te ramener chez toi dans l’après-midi, et comme il n’y a pas grand-chose à faire dans l’hôpital en dehors des repas, je te conseille d’utiliser ce magnifique engin des temps modernes qui évite l’ennui : la télévision.

Il montra en même temps le poste qui se trouvait en hauteur et que Liz n’avait pas vu jusqu’à présent, et lui tendit la télécommande.

***

En fin d’après-midi, Séréna et Liz sont chez cette dernière et discutent devant une limonade.

- Tu avais décidé de faire une pause dans l’écriture. Tu as quand même sorti les dernières aventures de Sophie et Julien mais l’inspiration n’allait pas bon train, et puis tu étais très fatiguée.
- Par ?
- Le bébé.
- Il comptait beaucoup. Je veux dire, bien sûr qu’il comptait, c’était mon bébé et tout le monde se soucie pour ses enfants mais j’ai l’impression qu’il était encore plus pour moi et pour Eddy…
- Il ne voulait que te faire plaisir. Avoir un marmot qui braille c’était pas son rêve. Mais il savait que s’il refusait c’était la fin. Votre couple battait déjà de l’aile et pour toi c’était comme une deuxième chance pour repartir sur de bonnes bases pour fonder une famille et vous rapprocher.
- Une deuxième chance… La dernière.
- Quoi ?
- Je crois que tout s’explique. Quand j’ai réalisé que cette chance était perdue j’ai effacé tout ce qui constituait ma vie, mes souvenirs.
- J’ai du mal à te suivre.
- Je crois que c’est comme une goutte d’eau qui a fait déborder le vase, cette fausse couche. Mais ce n’est pas une défaite, c’est juste un obstacle de plus à surmonter. Maintenant que je revois les choses avec optimisme, je pense retrouver une vie normale. Il me suffira de mettre les choses au clair avec Eddy, de nous donner encore une chance, et surtout de retrouver ma mémoire.
- Tu es sûre que c’est ce que tu veux ?
- Bien sûr. Si tu étais à ma place tu n’aurais qu’un seul désir aussi, retrouver ta mémoire, ta vie. Il faut être amnésique pour comprendre ?
- Non, mais réfléchis : c’est une nouvelle chance qui s’offre à toi, la chance de recommencer une vie sur de nouvelles bases et de repartir à zéro.
- Si j’avais des problèmes avant, ils reviendront. Eviter mes problèmes au lieu de les éviter n’est pas une solution.
- Qui te parle de les éviter ? Tu dois les éliminer.
- Tout n’est pas si simple.
- Je t’en prie ! Je t’ai assez entendue te plaindre d’Eddy et remettre ton existence en question pour savoir que quitter ce type résoudra tes problèmes !
- Non ! S’il suffisait de le quitter, je l’aurais fait depuis longtemps. Et puis, c’est mon mari, je l’aime. Enfin… je l’aimais… je crois…
- Tu crois ?
- Je ne le quitterai pas sans avoir toute ma tête, point.
- C’est bon, fais pas cette tête. Je ne fais que te donner mon avis. Allez viens, je te ramène. Au fait, tu pourras te débrouiller toute seule ?
- Je pense. Et, j’ai besoin d’être un peu seule.

Seule, encore et toujours. A présent seule, dans cette grande maison qui si elle était vide et silencieuse, sa tête était loin de l’être.
Revenir en haut Aller en bas
Lydia
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Lun 19 Sep - 19:19

Génial la suite et eske max sera dan la fic ??
Revenir en haut Aller en bas
Carlyne
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Lun 19 Sep - 22:46

evidemment que max sera dans la fic, un peu de patience!
voici la suite

Tout ce bousculait dans sa tête. Elle repensait à ce que lui avait dit le docteur sur son amnésie. C’est vrai qu’elle n’avait pas tout oublié. A présent chez elle, beaucoup de choses lui paraissaient familier et ça lui faisait du bien. Elle se sentait vraiment chez elle et n’aurait pas voulu être à un autre endroit.

Il était tard, mais elle n’avait ni faim, ni sommeil. La seule chose qu’elle désirait depuis ces derniers jours était de retrouver ses souvenirs et cette maison en était pleine. Elle commença par la chambre mais il n’y avait rien de particulier qui aurait pu lui indiquer quoique ce soit sur sa vie d’avant : le lit était fait, l’unique placard contenait ses vêtements et quelques feuilles traînaient sur la table de nuit. Elle y jeta un rapide coup d’œil mais vit qu’il s’agissait apparemment de brouillons (il ne faut pas oublier qu’elle est auteur, Ndlr). Dans un meuble du salon, elle trouva des boîtes contenant des papiers, des photos, des trésors à ses yeux qu’elle explora et manipula avec tous les soins d’un archéologue fasciné par le passé.

Au petit matin, elle avait tout vu, tout lu ou presque. Elle ne s’était pas vraiment attardée sur les photos, qu’elle prévoyait d’examiner plus tard, et avait également laissé une boîte rangée au fond et difficile d’accès du fait qu’elle fut fermée avec plusieurs couches de gros scotch. A part ça, elle avait découvert énormément de choses. La gestion de la maison n’avait plus de secret pour elle. Elle savait que l’appartement lui appartenait, ainsi que tout le mobilier, elle savait exactement combien elle dépensait par mois et pour quelles raisons. Ce qu’il y avait d’étrange c’est que dans tout ça, c’est qu’il n’y avait aucune trace d’Eddy. Pas un relevé de compte, pas d’affaires à lui dans les placards ou dans la salle de bain, pas de photos de lui dans les cadres, ni de babioles traînant. Si Liz n’avait pas su qu’ils vivaient ensemble, elle n’aurait pas pu le deviner.

Dans la matinée, la sonnerie de la porte d’entrée la réveilla alors qu’elle s’était assoupie sur le canapé. Elle alla ouvrir et accueillit avec plaisir Isabel.

- Je suis venue prendre de tes nouvelles. J’ai appelé Séréna et elle m’a dit que tu avais insisté pour rester seule hier soir. Je ne pensait pas qu’elle te laisserait si j’avais su, je… Tu n’as pas l’air bien ça va ?
- Tout va bien. C’est juste que je dormais quand tu es arrivée.
- Tout habillée ?
- Je n’ai pas vraiment été me coucher hier soir.
- Qu’est-ce qui s’est passé ? Je peux entrer ?
- Bien sûr.

Isabel entra et découvrit le salon en désordre, Liz n’avait pas pris l temps de ranger la veille.

- Et bien ! Tu n’as pas chômé !
- En effet.

Isabel s’approche de la grande table et voit un album photo. Son ton se refroidit.

- Qu’est-ce que tu faisais avec ça ?
- J’essayer de retrouver mon passé.
- Le passé, ce n’est pas une bonne chose.

Elle avait dit ça instantanément, sèchement, Liz devinait que c’était malgré elle quand elle se reprit aussitôt adoucissant sa voix.

- Enfin je veux dire, il ne faut pas avoir de remord ou de regret, il faut aller de l’avant.
- Je suis amnésique. Mon passé c’est toute ma vie. (puis autant pour détourner la conversation que pour profiter de la situation) Est-ce que tu sais pourquoi il n’y a pas d’affaires d’Eddy ici ?
- Je suppose qu’il ne te l’a pas rappelé, il a un appartement à New York maintenant.
- Tu veux dire qu’il ne vit pas ici ?
- Si, mais comme il va souvent à New York, c’est plus pratique pour lui que l’hôtel. Et puis quand il revient il ramène ses affaires.
- Il part tant que ça ?
- Non, mais il va y avoir une fusion entre sa boîte et une autre et il doit être très présent s’il veut une promotion. Mais il avait l’intention de moins puisque…
- Je sais, le bébé. On dirait que tu prends sa défense tout d’un coup.
- Il faudrait savoir de quel côté tu es. Séréna m’a dit d’éviter de le rabaisser, que tu étais très sensible sur ce point là.
- …
- Bon, qu’est-ce que tu veux faire aujourd’hui ?
- Eh bien j’avais pensé qu’on pourrait regarder les photos ensemble mais comme apparemment ça ne t’intéresse pas…
- Que dirais-tu de quelque chose plus vivant, je t’emmène à Roswell, on va rendre visite à tes parents.
- D’accord.

Ses parents. Elle n’y avait même pas pensé. Ils ont quand même une grande importance. Elle se demandait comment ce serait de les revoir ou plutôt de les voir pour la première fois. Elle savait que beaucoup de monde perdait ses parents de vue, qu’en était-il des siens ? Quelle relation entretenait-elle avec eux ?

***

- Ecoute, Liz. On est arrivé. Le seul truc, c’est que tes parents ne sont pas au courant et je préfèrerais que tu ne les vois qu’une fois que je les aurais avertis, mais c’est comme tu veux. Qu’est-ce que tu en penses ?
- Oui tu as raison, ce serait bien. Je vais aller faire un petit tour en attendant. Qui sait peut-être que je retrouverais des souvenirs dans ma ville natale.
- Tu me rejoins dans une demie heure alors ?
- Ça marche.

Isabel s’était arrêtée devant un restaurant, le Crashdown café, elle avait dit à Liz que ses parents le possédaient et qu’autrefois Liz y avait été serveuse. Elle décida d’arpenter les rues à la recherche de coins familiers. Tous les dix pas environ, elle se demandait si elle jouait ici auparavant, si ces endroits avaient eu une signification particulière pour elle comme sa première chute à vélo ou son premier baiser peut-être. La ville n’était pas très grande et assez ensoleillée, elle se disait que c’était le genre d’endroit où tout le monde se connaissait, où personne n’avait de secret pour personne et surtout où il était difficile de s’épanouir et d’être indépendant.

Elle était tellement perdue dans ses pensées que c’était à peine si elle faisait attention à ce qu’elle faisait et elle finit par avoir un accident.

- Est-ce que tout va bien madame ? Vous croyez qu’il faut appeler une ambulance ?
- Non, tout va bien, elle est juste tombée laissez-moi faire.
- Très bien, je vous laisse, il va y avoir du monde au marché.

Liz entendait ces voix mais était toujours sous le choc, elle prenait petit à petit conscience de la position dans laquelle elle se trouvait, allongée dans la rue, le front collée au trottoir. Elle venait de rentrer dans un passant absorbé dans sa conversation téléphonique. Elle se sentit soudain relevée par de forts bras masculins.

- Je suis vraiment désolé, j’étais au téléphone et… Oh mon dieu…

Elle était à présent en face de l’homme qui l’avait percutée. Il était grand et musclé, apparemment pas beaucoup plus âgé qu’elle, avec de beaux yeux bruns. Chose étrange, il avait l’air si stupéfait que si Liz avait été un fantôme, elle ne doutait pas que l’expression de son visage eut été la même.

- C’est de ma faute, je ne regardais pas où je marchais. Liz Parker, enchantée.

Sur ce elle lui tend la main.

- Euh… oui… Li-liz.

Il lui serra la main.

- Tout va bien ? On dirait que c’est vous qui venez de faire une sacrée chute.

Il eut l’air de reprendre ses esprits.

- Désolé, Max Evans. Je suis navré mais je crois que je suis attendu.

Sur ce, il partit la laissant planter là. Elle le regarda partir quelques secondes puis se rappela d’Isabel et de ses parents.
Revenir en haut Aller en bas
lizevans
Isabel
avatar

Nombre de messages : 486
Age : 32
Date d'inscription : 23/06/2005

MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Mar 20 Sep - 17:56

la suite
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Carlyne
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Mar 20 Sep - 18:34

voici la 4ème partie

- Ça m’a fait drôle de rencontrer mes parents. On aurait dit qu’ils pensaient que j’étais condamnée ou quelque chose comme ça.
- Tu sais, il y a toujours un très faible risque pour que tu ne retrouves jamais la mémoire et ce sont tes parents, c’est normal qu’ils s’inquiètent pour toi. Je pense que tu devras leur donner des nouvelles régulièrement.
- C’est ce que je vais faire.
- Tu viens dîner à la maison ce soir ?
- Oui bien sûr.

Bien plus tard, dans la soirée alors que Kyle venait de la raccompagner.

Elle se trouvait à nouveau chez elle. Elle réfléchissait à ce qu’elle avait encore appris dans la soirée. Kyle lui avait beaucoup parlé de cas de personnes ayant été touchées par la même amnésie qu’elle. Il n’y en avait pas deux pareils, chaque personne avait perdu et retrouvé la mémoire de manière très différente. La plupart du temps, comme dans son cas, la perte de connaissance accompagnait un choc physique. En revanche, les souvenirs revenaient très différemment : une femme à la vue de ses chaussures car elles représentaient l’objet d’une violente dispute avec sa sœur, une autre en mangeant des carottes, plat chétif de son enfance, un homme encore en faisant l’amour avec son amante… Les possibilités étaient infinies et le plus souvent inattendues.

Ce soir après avoir rangé tout son désordre de la veille, elle avait décidé de s’attaquer aux photos. Le soir précédent elle n’avait feuilleté qu’un seul album sur trois, dans lequel se trouvaient les photos datant des dix dernières années, à peu près, remontant jusqu’à l’époque de la fac. Mais à sa grande surprise, les deux autres albums étaient complètement vides. Ils n’étaient pas neufs pour autant ; même assez usés, on devinait facilement qu’ils avaient contenus des photos et qu’ils avaient été souvent manipulés.

Déconcertée, elle se prépara à découvrir les derniers trésors que la maison lui cachait encore. Il s’agissait d’une boîte de rangement ordinaire, de taille moyenne assez lourde. La seule chose qui intriguait lorsque l’on voyait cette boîte, c’est qu’elle était entièrement recouverte de plusieurs couches de gros scotch. Il fallu près d’une vingtaine de minutes à Liz avant de pouvoir y accéder et quand elle y arriva enfin, à peine eut-elle jeté son premier coup d’œil sur le contenu qu’elle eut mal. Ce fut vif, instantané et douloureux comme une vielle blessure qui revient. Le problème était qu’elle ne savait pas ce qui la faisait tant souffrir. Ce qui était sûr, c’est que ce n’était en aucun cas physique. Elle prit une profonde inspiration pour essayer de se maîtriser et la douleur du choc passa mais une désagréable amertume lui resta en travers de la gorge. Elle se reconcentra sur la boîte pour en retirer des vieilleries entassées à la va-vite.

Ils y avaient des photos en tout genre par dizaines, Liz se concentrait sur chacune d’entre elles mais rien n’était familier.

Soudain, cette photo !


La douleur revint, encore plus violente. Une énorme boule se forma dans sa gorge et des larmes lui coulèrent le long des joues.

Elle ne comprenait pas. Pourquoi avait-elle mal ? Pourquoi ces gens souriaient alors qu’elle souffrait ?
Elle peina à se reconnaître puis discerna avec difficultés Kyle et Isabel. Les autres personnes réapparaissaient souvent sur les autres images, toujours riant, heureux tandis qu’elle pleurait encore et encore ; de ne pas se souvenir, de voir une photo d’elle petite fille avec ce qui pouvaient être ses meilleurs amis mais elle n’en savait rien, son bal de promotion, son cavalier était certes charmant mais inconnu pour elle.

Après les photos, des objets courants qui avaient dus avoir un sens émotionnel un jour pour elle : un collier bien usé avec un étrange symbole dessus, un bracelet avec l’inscription suivante gravée : MAX + LIZ 4 EVER ; puis des vêtements dont la tenue du bal incluant la fleur, une affiche froissée pour une certaine Elvis Chapel à Las Vegas, des fleurs séchées et d’autres choses encore. Les émotions que dégageaient ces objets étaient fortes, Liz les sentait. Mais elle n’arrivait pas à en cerner le sens.
Si seulement elle savait, si seulement elle se souvenait…

Quand elle ne put plus supporter ce chagrin si lourd, elle renferma ces objets de torture dans leur boîte d’origine. Elle comprenait comment ils étaient arrivés là, à présent ; jetés, amassés en précipitation pour s’en débarrasser le plus vite possible. Mais pourquoi ?

Plus elle en découvrait et plus elle se posait de questions. Le bracelet indiquait Max et Liz pour toujours, or cela ne s’était pas produit puisqu’elle était actuellement mariée à un autre. Elle en déduit que cela n’avait du être qu’une petite histoire de fac ou de lycée.

Après avoir soigneusement rangé cette boîte de Satan où elle l’avait trouvée, elle se coucha et s’endormit pour la première fois dans le lit qui était le sien.

***

Le lendemain, après s’être levée et préparée tôt, elle mit de l’ordre dans la maison, nettoya, rangea, passa l’aspirateur en attendant l’arrivée de Séréna à défaut d’autre occupation.

Elle pensait que la maison ne lui cachait plus rien avant de trouver sur la table de nuit, exposé à tous, ces quelques feuilles qu’elle croyait sans grande importance.
En les regardant attentivement, elle vit qu’il s’agissait de papiers de divorce. Seule sa signature était apposée, il manquait donc celle d’Eddy.

Tout ce qu’elle avait dit à Séréna partait en fumée. Liz avait voulu divorcer même avec la venue du bébé. Etrangement et pour la première fois, elle ne chercha pas à savoir pourquoi.
Elle avait détesté cet homme dès qu’elle l’avait vu à l’hôpital, ses amis l’avait mise en garde à propos de lui et ces papier étaient la cerise sur le gâteau. Elle n’avait même pas besoin de le voir pour que le divorce soit prononcé, il suffisait juste qu’elle lui envoie ces papiers et elle était libre !

Elle décida d’y repenser plus tard en entendant la sonnerie de la porte d’entrée.

- Tu n’as pas chômé ici, dis donc !
- C’est grand, on ne peut pas s’ennuyer.
- Je ne te connaissais pas de tels talents de ménage, mais fais attention ou tu pourrais devenir une vielle maniaque aigrie et asociale !
- Tu oublies Eddy.
- Evitons le sujet, tu veux bien ? Je pensais qu’on pourrait aller faire des courses ce matin, tu dois avoir besoin de trucs non ?
- Oui, justement…

Le téléphone de Séréna se mit à sonner.

- J’en ai pour une seconde. Allo ? Oh ! Non, je ne peux pas, je…Tant que ça ? D’accord…Je suis là dans 20 minutes.

Elle raccrocha.

- Liz, je suis désolée.
- Ça ne fait rien, ne t’inquiètes pas.
- Liz, je crois que j’ai une idée. Est-ce que tu sais toujours conduire ?
- Je pense, mais pour aller où ? Je ne me souviens pas des endroits, des routes…
- Mais tu es sûre de pouvoir conduire n’est-ce pas ?
- Oui.
- Je vais t’indiquer la route, c’est très simple ; tu fais juste l’aller-retour au supermarché. Voilà 50$. (Les gestes accompagnent ses paroles.)
- J’ai de l’argent.
- D’accord. Tu pourras m’appeler sur mon portable après.
- Je ne me souviens pas de…
- Mon numéro, je sais. Mais il est dans ton répertoire.
- Je n’ai pas de répertoire.
- Si.
- Crois-moi, j’ai rangé toute la maison. S’il y avait un répertoire ici, je le saurais.
- Ah oui, c’est moi qui doit l’avoir.

Séréna chercha à nouveau dans son sac et en sortit petit calepin très abîmé.

- Je n’arrive pas à croire que tu gardes encore cet antiquité, je suis sûre que certains numéros remontent au moins jusqu’au lycée !
- Mais comment se fait-il que tu… ?
- Je te l’ai emprunté pour prévenir Eddy. Maintenant, je dois y aller. Prends un papier et un crayon…

Après avoir dicté à Liz les indications pour aller à la superette, elle partit.

Liz contemplait le répertoire que Séréna lui avait remit. Si les numéros remontaient jusqu’au lycée, toutes les personnes de sa vie ou presque se trouvaient dans ce tout petit carnet, tous ceux qu’elle avait oubliés.

Elle revint sur Terre et chercha l’adresse d’Eddy à New York pour lui envoyer sans plus attendre les papiers. Avec un peu de chance, elle pourrait les poster à la superette.

***

Une heure plus tard, à la superette, le caissier l’aborda :

- Vous ne travaillez pas aujourd’hui ?
- Non.
- Des projets ?
- Non.
- Vous en avez de la chance, avec ce si beau temps, vous pouvez aller où vous voulez, vous êtes libre comme l’air ! Pas enfermée comme moi dans cette superette miteuse avec 3 clients par heure… Vous pensez que je suis fou, n’est-ce pas ? A vous parler comme ça, sans même vous connaître.

Liz baissa les yeux, gênée.

- Allez, il fait beau, c’est l’été ! Ne Soyez pas gênée, vous êtes libre !

Liz réfléchit à ce qu’il lui disait. Elle pensait rentrer après mais changea d’avis.

- Est-ce que vous savez comment aller à Roswell ?
- Roswell ? La ville des extra-terrestres !
- Comment ?
- Vous n’êtes pas au courant ?
- De quoi ?
- Vous venez de loin, dis-donc. En 1947, un vaisseau extra-terrestre s’est écrasé dans la région de Roswell mais le gouvernement a tout de suite démenti l’affaire en disant qu’il s’agissait d’un ballon-sonde ou un truc dans ce genre. Ils se cachent parmi nous maintenant. Faîtes attention ils peuvent se montrer dangereux !
- Des extra-terrestres ? Et à combien de personnes vous pouvez faire avaler ça, en une journée ?
- Certains y croient, d’autres pas. La seule chose de vrai, c’est que ça fait marcher le tourisme. Je vais vous dire comment vous rendre à Roswell mais soyez prudente quand même.
- Bien sûr. Je reviendrais vous le dire si j’en rencontre un dans un bar !
- (Il donne les indications à Liz pour se rendre à Roswell.)
- Merci.
- Et comme j’y pense, il y a un super club ouvert le soir. Ça s’appelle « De Luca Dancing ». On y va souvent avec ma petite amie.

***

Liz était de retour dans sa ville natale qui l’attirait irrésistiblement. Elle gara la voiture et décida de se promener à pied. En marchant, elle comprit tout de suite ce que le caissier avait voulu lui dire : l’alien était la mascotte de la ville à en juger par son omniprésence. Personne n’y croyait vraiment, c’était juste pour les touristes.
Alors qu’elle était sur la rue principale, elle vit le club dont il lui avait parlé. Il était fermé. Sur la façade, on pouvait voir un petit extra-terrestre dessiné dansant sous les lumières d’une boule disco.
A sa grande surprise, la porte s’ouvrit pour laisser sortir un homme.
Quand il se retourna, elle reconnut celui qui l’avait bousculée la veille.

- Liz !
Revenir en haut Aller en bas
Lydia
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Mer 21 Sep - 15:09

super génial la suiteeeeeeeeeee
Revenir en haut Aller en bas
Isamax27
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Mer 21 Sep - 17:24

salut!
Je pense que tu sais ce que j'en pense? Envoie vite la site!
isamax27
Revenir en haut Aller en bas
MarissaP
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Sam 24 Sep - 1:17

Je l'ai déja lue le début de cette fic!! la suite!
Revenir en haut Aller en bas
Carlyne
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Sam 8 Oct - 18:24

voici la cinquième partie, le point de vue est celui de Max désormais.

Max avait été tellement choqué la veille quand il avait aperçut Liz. Ce n’était pas la première fois qu’il la revoyait depuis le lycée mais les quelques fois où ils s’étaient croisés, elle s’était contentée de l’ignorer et de passer son chemin. La dernière fois remontait à un peu plus d’un an ; elle était passée devant lui au Crashdown sans un regard, arborant un air fier et méprisant. C’était le genre de réaction qu’il pouvait attendre d’elle. D’où sa surprise quand elle lui avait parlé la veille. Se représenter, faire comme si elle ne le connaissait pas, comme si rien ne s’était passé, c’était encore pire pour Max. Il avait était tellement perturbé qu’il s’était disputé avec Fanny dans la soirée et qu’elle l’avait mis à la porte. Ce n’était pas à cause de cette dispute uniquement, cela faisait des mois qu’ils n’étaient plus d’accord sur rien. C’était juste la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase.
Il avait passé la nuit sur le canapé de Michael et Maria, qui consentaient à l’héberger seulement quelques jours, une nuit assez agitée étant donné que le De Luca Dancing qui se trouve en dessous de l’appartement, ne ferme qu’à deux heures et demi du matin. Michael et Maria travaillaient au club et ne voulant pas trop traîner dans les parages, il avait décidé d’aller faire un tour du côté de Santa Fe pour y trouver un logement. Maintenant qu’il avait rompu avec Fanny, il n’avait plus besoin d’habiter Roswell et de faire faire tous les jours les allers-retours à Santa Fe pour aller travailler.

A peine sortait-il du club qu’il revit Liz, il fallait qu’il lui parle.

- Liz !

Il traversa la rue qui les séparait.

- Encore vous ! Vous tombez bien. Vous pouvez m’indiquer où se trouve le Crashdown café, s’il vous plaît ? Je crois que j’ai garé ma voiture dans le coin mais j’ai du me perdre.

Max était abasourdi, faire semblant de ne pas le connaître était une chose mais prétendre ne pas connaître le chemin du Crashdown, le café de ses parents, la maison où elle avait grandi…

- Quand on pense que c’est le café de mes parents, la maison où j’ai grandi.

Il fallait qu’il sache à quel jeu elle jouait.

- Explique-toi.
- Je raconte un peu ma vie, non ?
- Continue.
- Je suis amnésique, mes seuls souvenirs sont les quelques jours passés depuis mon réveil.

Max pouvait s’attendre à un milliard de réponses de sa part mais ça… Liz, amnésique… !
Elle avait l’air sérieuse, elle avait réellement tout oublié. Tout ce qui s’était passé entre eux mais aussi comment elle était partie, la séparation du groupe, leur guerre froide.
Une nouvelle chancce s’offrait à lui, il ne pouvait pas la rater.

- C’est ennuyeux ce qui t’arrive mais tu es en bonne santé, c’est ce qui compte !
- Oui, bien sûr.
- Tu cherchais le Crashdown, c’est ça ? Je vais t’y conduire.

Leur conversation continue alors qu’il s’y dirigent.

- Tu connais bien le coin alors ?
- Oui je suis à Roswell depuis toujours.
- Je suis désolée mais j’ai oublié ton nom.
- Max.
- Max tout court ?
- Oui, appelle-moi Max.
- D’accord, Max. J’aime bien ce nom.
- Voilà le Crashdown.
- Et voilà ma voiture.
- Où est-ce que tu vas ?
- Je rentre. J’habite tout près de Santa Fe.
- J’y allais aussi.
- Je t’emmène, tu m’indiqueras la route.
- Que tu as également oubliée.
- Exact.

Dans la voiture :

- Alors qu’est-ce que tu vas faire à Santa Fe ?
- Bien, je pensais t’emmener boire un verre pour commencer.
- Et qu’est-ce qu’en diras ta copine ?
- Ma copine ?
- Oui, quelqu’un comme toi a forcément une copine, non ?
- Pour tout te dire, mon ex-copine m’a mis à la porte hier soir. Et comme je travaille à Santa Fe, je pensais loger là-bas un petit moment.
- Tu sais où aller ?
- Pas encore, mais je trouverai bien.
- Ça peut paraître déplacé de la part de quelqu’un que tu connais à peine mais, je vis seule dans un grand appartement alors si ça te dit de me tenir compagnie, il y a une chambre pour toi aussi longtemps que tu voudras.

Max n’en revenait pas. Jamais il n’en avait attendu autant. S’installer chez Liz, continuer à lui mentir, faire semblant de ne pas la connaître ; c’était profiter de sa naïveté et spontanéité d’amnésique. Mais elle était si belle, si vive, si surprenante. En un clin d’œil, il avait dix-sept ans à nouveau et il était amoureux. Mais il n’oubliait pas que Liz était mariée.

- Et qu’est-ce qu’en dira ton mari ?
- Mon mari ?
- Quelqu’un comme toi est forcément mariée, non ?
- Bientôt divorcée.
- Sérieusement ?
- Il ne me reste plus qu’à lui poster des papiers qu’il signera et ce sera la fin d’un mariage dont je ne me souviens même pas.
- Tu ne m’as pas dit ce qui t’était arrivé. Tu es tombée dans les escaliers ?
- Non. Kyle, mon docteur, dit qu’il s’agit d’un choc émotionnel. Sûrement encore la faute d’Eddy.
- Ton mari ?
- Ex-mari.
- Mais ton amnésie, ce n’est pas permanent, si ?
- Non, mais je ne sais pas combien de temps ça va durer. Mais tu sais, je ne me plains pas vraiment. Je me sens tellement libre. Et je ne dois rien à personne puisque je ne connais personne.

Max la dévorait des yeux quand elle parlait.

- Ca doit être génial.
- Ca l’est. Mais tu ne m’as pas répondu, c’est d’accord pour la chambre ?
- Oui, bien sûr ! Mes affaires sont à Roswell mais on pourra y retourner plus tard dans la journée.
- Bien sûr.

Max n’arrivait toujours pas à croire qu’il aller s’installer chez Liz. Pendant près de dix ans, il n’avait cesser de penser à elle, de se dire que leur histoire qui avait si bien commencé était définitivement finie, qu’il avait vécu sur un petit nuage pendant deux ans mais avait été aveuglé par son amour.

Ils arrivèrent chez Liz et elle lui montra la maison quand le téléphone de Max sonna.

- Allo ?
- Allo, Max ? C’est Michael. Où es-tu ?
- Chez une amie près de Santa Fe. Elle va m’héberger quelques temps.
- Une amie ? Tu perds pas de temps, toi.

Max était dans une situation assez inconfortable. Michael ne devait pas savoir qu’il était chez Liz au risque de provoquer la troisième guerre mondiale mais Liz ne devait pas sentir qu’il la cachait.

- Tu vas avoir besoin de tes affaires. Tu veux que je te les apporte ?
- Non, je passerai les prendre tout à l’heure, merci.
- Tu veux que je passe sans aucun prétexte ?
- Non ! Pourquoi ?
- Maria fait l’inventaire aujourd’hui et tu sais comment elle est les jours d’inventaire.
- Oui mais non. C’est mon amie, elle n’a pas envie que tu t’invites comme ça.

Liz, en entendant parler d’elle, demanda à Max.

- Qu’est-ce qui se passe ?
- (La main sur le combiné.)Un copain qui veut passer m’apporter mes affaires. Je lui ai dit non.
- Si, je suis d’accord.
- Non, ce ne serait pas une bonne idée.

Liz lui prit le téléphone des mains et donna à Michael son accord et son adresse sans qu’aucun des deux ne se soient reconnu.

Max savait que ce n’était pas une bonne idée. Michael allait voir Liz, il lui crierait dessus, lui raconterait tout ou ne croirait pas à son amnésie. Bref, les choses allaient forcément mal tourner.
Revenir en haut Aller en bas
lizevans
Isabel
avatar

Nombre de messages : 486
Age : 32
Date d'inscription : 23/06/2005

MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Dim 9 Oct - 22:12

la suite stp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Carlyne
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Mer 12 Oct - 22:28

Peu de temps après, le télé phone de Liz sonna. Alors qu’elle était partie répondre, Max réfléchissait à un moyen de se sortir de cette embrouille avec Michael. Il pensait que les choses ne pouvaient empirer jusqu’au moment où Liz lui annonça qu’une amie à elle appelée Isabel venait de téléphoner et allait passer.

Ses rapports avec Isabel avaient été plus fréquents qu’avec Liz, à cause de leurs parents communs, mais non plus chaleureux. Depuis dix ans, elle lui ressortait les mêmes reproches, les mêmes injures, elle ne voulait plus rien avoir à faire avec lui. Elle parlait même au nom de Liz. En effet, quand Liz était partie, elle n’avait dit au revoir à personne. C’est Isabel qui l’avait annoncé à Max. Liz n’était jamais venue faire de reproches ou d’excuses à Max. Et ce n’était pas que Max, elle n’avait pas non plus parlé à Maria qui l’avait très mal pris et maudit Liz jusqu’à la haïr. Il pensait que si Maria revoyait Liz à cet instant précis, elle l’assassinerait sur le champ.

Si ils se retrouvaient tous sous le même toit, chacun pouvait se préparer à une catastrophe meurtrière intergalactique.
Liz ne méritait pas ça. Elle était si pleine de vie, si insouciante et innocente. L’histoire ne faisait que se répéter ; encore dix ans plus tôt, la même Liz avait vu sa vie chamboulée, son cœur brisé à cause de lui, Max et de son existence à problèmes. Il ne pouvait pas rester et ruiner sa seconde chance de vie normale.

- Liz…
- Oui ?
- Je…je ne t’ai pas dit toute la vérité. On… s’est connu avant.
- Je sais.
- Tu sais ? Mais comment ?
- Je l’ai sentit.
- Tu l’as sentit ?
- Oui et enfin, euh… j’ai aussi des photos.
- Des photos ?
- Je vais te montrer.

Max vit Liz saisir une lourde boite rangée en hauteur. A l’intérieur, s’y trouvait, en plus d’une montagne de photos d’eux ensemble, tout ce qui avait jamais pu se rapporter à leur relation comme la robe de bal de Liz ou encore le collier qu’il lui avait donné jadis.

- Tu reconnais ces choses, n’est-ce pas ?
- Oui…
- Moi pas et peu importe. Ce qu’il y a là dedans, c’est du passé. Peu importe ce qui s’est passé avant entre nous, peu importe combien on s’est fait souffrir, je veux aller de l’avant. Je t’aime bien tu sais et je crois que c’est encore le cas pour toi aussi, je me trompe ?
- Non, bien sûr mais les choses ne sont pas toujours si simples. Tout le monde ne pense pas de la même façon que toi, certains ne veulent pas oublier.
- Qui ?
- Eh bien, pour commencer… (La sonnette de la porte interrompit Max.)
- Attends, ça doit être Isabel.

Max pensa à se cacher pendant que Liz allait ouvrir mais ça ne résoudrait pas ses problèmes, il devait affronter l’inévitable… Mais il fut agréablement surpris en voyant Liz revenir.

Liz – Max ? Voici Séréna, une amie à moi. Séréna, Max, qui va habiter ici quelques temps.
Séréna – Habiter ici ? Liz, qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
Liz – Quoi ? Je vais pas attendre ici les bras croisés que ma mémoire revienne ! Il faut bien que je m’occupe !
Séréna – Liz, tu invites un parfait étranger à habiter chez toi alors que tu es mariée !!!
Liz – En fait…
Max – Pas vraiment ‘un parfait étranger’…
Liz – Et je suis plus vraiment mariée…
Séréna – Quoi ??!!
Max – On est sorti ensemble au lycée…
Liz – Et je suis en procédure de divorce…
Séréna – Une seconde, un demeuré à la fois. Liz, tu divorces de d’Eddy ? Après tout ce que tu m’as dit ? Félicitations ! (Elle la serra dans ses bras.) Et vous (en s’adressant à Max), vous êtes sorti avec elle au lycée, elle ne se souvient pas de vous, vous êtes beau garçon, vous décidez de retenter votre chance, au bout de deux jours vous habitez déjà chez elle ? Félicitations aussi ! (Elle serra à son tour Max dans ses bras.)

Max était surpris mais il savait que Liz partageait son étonnement.

Séréna – Maintenant Liz, tu dis prendre tes décisions l’esprit totalement clair ?
Liz – Oui.
Séréna – Tu confirmes n’avoir ni besoin de baby-sitter ne de chaperon ?
Liz – Oui !
Séréna – Bien, tu feras comprendre ça à Isabel. Elle est en chemin.

Max pensait avoir retardé ce problème mais apparemment pas.

Max (murmurant) – Isabel…
Séréna – Tu la connais ? Au fait, je peux te tutoyer, maintenant que tu vas habiter ici ?
Max – Bien sûr, aucun problème.
Liz – Isabel dit qu’on s’est rencontrées au lycée donc tu la connais sûrement.
Max – Oui, en effet.

Il n’allait pas le nier, il cachait déjà beaucoup trop de choses.

Max – Mais elle ne garde pas un très bon souvenir de moi, il me semble.
Séréna – Une histoire d’amour qui a mal tournée ?
Liz – Tu es sorti avec Isabel ?
Max – Non, non !
Séréna – C’est qu’Isabel était une reine du lycée, les garçons lui couraient après à l’époque.

On sonna à nouveau à la porte.

Séréna – Isabel.
Liz – Ou l’ami de Max, je vais ouvrir.

Elle quitta la pièce.

Max – Mon ami Michael doit m’apporter quelques affaires.
Séréna – Peu importe. Ecoute, je sais ce que je viens de dire à Liz, mais c’est faux ! Elle a besoin qu’on la surveille, qu’on s’occupe d’elle. Elle ne se souvient de rien ! Elle a la naïveté d’une enfant. Et si tu n’es qu’un abruti qui ne cherche qu’à profiter d’elle pour ensuite partir comme un voleur…
Max- Ce n’est pas ce que tu crois. Liz a peut-être oublié mais pas moi. Je me souviens de ce qu’il y a eu entre nous, je me souviens combien on s’est aimé.

Il avait envie de lui raconter à quel point il avait été idiot et comment il avait trahi Liz. Il avait envie de lui parler de ce jour dans le désert où il avait appris la cruauté meurtrière de Tess et sa propre stupidité. Il réalisait que c’était l’erreur de sa vie et qu’il avait blessé Liz au plus au point. Mais pourtant elle revenait dans ses bras pour regarder la fuite de Tess vers leur planète.

A partir de ce moment-là, les choses auraient encore pu bien tourner, il aurait pu se fondre en excuses et supplier Liz de le reprendre. Il aurait pu regagner sa confiance et son amour mais il n’en a jamais eu le temps. Il a fallu qu’Isabel, intolérante, l’accuse d’avoir voulu tous les tuer en les menant droit dans la gueule du loup, le traite d’assassin alors que quelques minutes auparavant, elle confiait sa vie entre ces mains irresponsables. Et pire encore, elle avait mis dans la tête de Liz des idées négatives contre lui la convaincant d’aller dans quelque université lointaine.

Max – Isabel, c’est de sa faute. Elle est fermement opposée à ce que Liz et moi soyons ensemble.
Séréna – Mais pourquoi ?
Max – C’est une assez longue histoire et plutôt ancienne.
Séréna – Si elle a ses raisons.
Max – Je comprends que tu préfères lui faire confiance. Après tout, elle est ton amie et moi un parfait étranger.
Séréna – Ne crois pas ça Max !

Liz revint avec Michael.

Michael – Max, il faut qu’on parle toi et moi.
Liz – Des choses à cacher ?
Michael – Tu ferais mieux de la fermer, toi !
Max – Ça t’arracherait la bouche d’être gentil ?
Michael – Gentil ? Elle a été gentille, elle, peut-être ?
Liz – Hé ! Un peu de respect, vous êtes chez moi, quand même !
Michael – C’est l’hôpital qui se fout de la charité, là ! Moi, je n’ai pas de respect ? Moi je sais que partir du jour au lendemain et abandonner ses proches, ce n’est pas du respect ! Mais ce que tu as fait est encore pire ; tu as blessé des gens, Liz ! Est-ce que ça veut dire quelque chose pour toi ?

Ce qui était fait, était fait, Liz savait à présent et pas de la manière la plus douce. Si seulement il avait pu y avoir, ne serait-ce qu’une once de délicatesse dans l’annonce de Michael. Mais Max ne pouvait pas en espérer tant. Son principal souci était de savoir comment Liz comprenait les choses.
***
Revenir en haut Aller en bas
Lydia
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Ven 14 Oct - 23:12

super jaime tro g hate de lire la suite
Revenir en haut Aller en bas
aminaron
Isabel
avatar

Nombre de messages : 208
Date d'inscription : 04/12/2005

MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Mer 4 Jan - 1:37

oui moiaussi j'ai hate de la lire la suite viteeeeeeeeeeeeeee
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Carlyne
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Dim 26 Fév - 14:59

désolée du retard mais voilà la partie 7, l'avant-dernière partie :

Séréna – Arrêtez de lui parler comme ça ! Liz n’a rien fait de mal et vous le savez !
Max – C’est vrai ; Michael, c’est de l’histoire ancienne maintenant.
Michael – Tu as la mémoire courte, Max. Je dois te rappeler les larmes de Maria que j’ai essuyées soirs après soirs, les mois que j’ai passés à vous faire oublier Liz – à tous les deux ! Je n’appelle pas ça de l’histoire ancienne.
Séréna – De quoi vous parlez ? Peu importe de quoi vous accusez Liz, je suis convaincue qu’elle n’y est pour rien. Même si elle ne se souvient plus de ses actes.
Michael – La bonne excuse ! Elle a oublié !
Max – C’est la vérité, Michael. Elle est amnésique.
Michael – Ça l’arrange bien ! Moi, demain je tue quelqu’un et après, je deviens amnésique. On ne pourra pas m’accuser, c’est la théorie ?
Liz – Le problème… C’est qu’il n’y a pas de problème ! Hier, je n’empêchais personne de vivre et aujourd’hui non plus, que je sache. Alors vous ne m’aimez pas, soit. Maintenant, sortez de chez moi !
Séréna – Bien dit, Liz. Laissons-les.

Séréna conduit Liz vers la cuisine.
Max leva les yeux vers Michael.

Michael – Non ! Tu ne repars pas avec moi. Si tu défends cette traîtresse, tu n’as plus ta place sous mon toit.

Max regarda Michael partir en laissant un sac pour lui. Il se réfugia dans la cuisine en quête de compassion.

Max – Il…
Séréna – On a entendu.
Liz – C’est bon, tu peux rester. Mais il faut que je sache, est-ce que tu es d’accord avec ce qu’il a dit ?
Max – Non ! Bien sûr que non ! Je ne serais pas là actuellement si j’éprouvais autant de haine que lui.
Liz – Ce n’est pas ma question. Est-ce que tu crois que j’ai pu, un jour abandonner des gens ?
Max – Eh bien… Tu es partie si vite… Tu…
Liz – Réponds à ma question.
Max – C’est malheureux à dire, mais oui. Mais c’est du passé, tout ça.
Liz – Tu te souviens de ce que je t’ai montré tout à l’heure ?
Max – Evidemment.
Liz – Et bien, la première fois que j’ai ouvert cette boîte… Enfin, depuis que j’ai perdu la mémoire, j’ai ressenti une vague d’émotion me submerger. C’est comme si on m’avait brisé le cœur et on l’avait piétiné. Alors, je ne suis pas celle à blâmer dans l’histoire parce que si quelqu’un ici a souffert, c’est bien moi.
Max – Je n’ai jamais dit que tu n’avais pas souffert.
Liz – J’ai encore du mal à croire que j’ai vraiment fait ce que ton ami dit.
Max – Michael.
Liz – Peu importe.
Séréna – Bon, pour Isabel, on fait quoi ?
Liz – Elle, n’aime pas Max, c’est un mauvais début.
Séréna – Mais qu’est-ce qu’il s’est passé entre vous alors ?
Max – Je ne préfère pas en parler.
Séréna – J’avais raison, c’est bien une histoire d’amour qui a mal tourné !
Liz – Je trouve qu’ils ne vont pas bien ensemble, j’ai du mal à y croire.
Max – Vraiment ?
Liz – Ne me fais pas regretter ce que je viens de dire.
Séréna – Bon, les tourtereaux, je vais vous laisser. Il faut que j’aille préparer mes bagages.
Liz – Quoi ?
Séréna – Evidemment, je suppose que tu ne t’en souviens pas. J’ai un avion ce soir, une conférence.
Liz – Mais tu peux pas partir comme ça ? Et me laisser seule ?
Séréna – Tu n’es pas seule. Tu t’en sortiras bien.

Elle partit.

Max – Bon, il serait peut-être temps de penser au déjeuner, non ?
Liz – Très bonne idée.

Le téléphone de Liz sonna à nouveau.

Liz – On ne nous laissera jamais tranquille !

Bien que souriant, Max n’était que trop d’accord.

Liz – Allo ?…Eddy ?...C’était toi ?...Avec qui ?... Quelles lettres ?... Dans la cuisine, d’accord….Oui, au revoir.
Max – Tu comptes m’expliquer ?
Liz – Quand j’ai trouvé les papiers du divorce, j’ai pensé que j’avais engagé la procédure, mais apparemment c’était Eddy. Il a reçu un appel de l’avocat lui disant que j’acceptais. Il m’a dit qu’il me souhaitait beaucoup de bonheur avec mon amant et quand je lui ai demandé de qui il parlait, il savait tout, qu’Isabel lui avait montré les lettres.
Max – Quelles lettres ?
Liz – Il a dit qu’il les avait cachées dans la cuisine, sous l’évier. Allons voir.

Max ne voulait pas croire à cette histoire, qu’un autre encore avait eu les faveurs de Liz, mais des lettres le prouvaient. C’était donc avec une certaine appréhension qu’il regarda Liz chercher les lettres.

Liz – Je les ai !

Il s’agissait d’une dizaine d’enveloppes environ, décachetées. Liz en sortit une et commença à la lire. Puis regarda les autres d’un rapide coup d’œil.

Liz – Elles te sont adressées.
Max – Montre.

Elle les lui tendit.

Liz – Je ne comprends pas. On était ensemble pendant mon mariage ?
Max – Non, bien sûr que non ! L’encre est assez vielle. Mais ces lettres me sont en effet adressées alors pourquoi je ne les ai jamais reçues ?
Liz – Elles sont timbrées mais il n’y a pas de tampon.

Il continuait de les observer quand…

Max – Regarde, celle-ci parle de l’entrée à l’université.
Liz – Ca date vraiment alors…
Max – C’est l’époque à laquelle tu es partie.
Liz – Quoi ?
Max – Ces lettres t’innocentent Liz, tu me demandes de te rejoindre et tu me donnes rendez-vous. Ce qui veut dire que tu ne nous as pas abandonnés. Seulement, je n’ai jamais reçu ces lettres. On m’en a empêché.
Liz – Isabel.
Max – Oui.
Liz – Mais comment se fait-il qu’Eddy n’ait pas vu qu’elles étaient si vielles ?
Max – Je ne sais pas. Il faut qu’on rentre à Roswell, Michael et Maria doivent voir ça.
Liz – Maria ?
Max – La copine de Michael, c’était ta meilleure amie.
Liz – Je ne me souviens pas.
Max – On trouvera une solution.
Liz – Allons-y.

***

Max et Liz se garèrent devant le De Luca Dancing et Liz voulut sonner la première. Elle disait qu’elle voulait se faire pardonner, qu’elle assumait une part de responsabilité maintenant qu’elle connaissait la vérité.

***
Revenir en haut Aller en bas
Iva behr
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Dim 26 Fév - 16:36

Trop bien ta FanFics continue comme ca j'adore.
Revenir en haut Aller en bas
Carlyne
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Dim 26 Fév - 19:51

Merci!
Revenir en haut Aller en bas
aminaron
Isabel
avatar

Nombre de messages : 208
Date d'inscription : 04/12/2005

MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Mer 1 Mar - 17:02

viteeeeeeeeeee la suiteeeeeeeeeeeeeeee j'adoreeeeeeeeeeeeeeee
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Carlyne
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Mer 1 Mar - 19:31

la suite devrait arriver d'ici une semaine et ce sera la fin !
Revenir en haut Aller en bas
aminaron
Isabel
avatar

Nombre de messages : 208
Date d'inscription : 04/12/2005

MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Mer 1 Mar - 23:57

cool merci
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iva behr
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Jeu 2 Mar - 22:17

Cé vrai cool
Revenir en haut Aller en bas
nonore
Invité



MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   Jeu 2 Mar - 22:50

super! j'ai hate de voir la suite!
gros bisous
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Quand l'amnésie rapporte la vie   

Revenir en haut Aller en bas
 
Quand l'amnésie rapporte la vie
Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» [REQUETE] garder le wifi en continu meme quand telephone vérrouiller
» [RESOLU] Quand mon tel est en veille, il ne sonne pas...
» La télé depuis quand ?
» [REQUETE] Eteindre la led quand la batterie pleine
» [AIDE] Rajout d'in indicatif dans les numéro quand j’appelle

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Roswell-fanfictions :: Fan-Fictions :: Dreamer-
Sauter vers: