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fan-fictions sur la serie Roswell
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 Souls divided, by Donna (mise à jour 06.03.09)

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Cilou
Kyle


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MessageSujet: Re: Souls divided, by Donna (mise à jour 06.03.09)   Ven 9 Jan - 19:40

Bon ça y est je deviens accro!!!
L'histoire est super bien écrite mais où est la suite?!!!! Vu que la fic n'a pas été mise à jour depuis un moment tu as continué la traduction?
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Magie
Tess


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MessageSujet: Mise à jour   Lun 26 Jan - 16:18

Ses rêves furent remplis par Michael, de chuchotements rauques et de douces caresses. Plongée dans un profond sommeil, Maria sourit.

Michael grinça des dents et prit quelques bouffées d’air frais pour se relaxer. Vérifiant une dernière fois que tout était en ordre dans son loft, il se fustigea tout haut contre sa conduite de lourdaud. « Calme-toi, Guerin. Ce n’est pas comme si la reine mère allait débarquer. »

Tout semblait en ordre. Les coussins de son canapé étaient bien droits et il n’y avait aucune trainée de peinture sur la porte de son réfrigérateur. Il ne pouvait pas faire grand-chose pour les carreaux de sa cuisine ; il avait remarqué quelques jours auparavant qu’ils étaient sales et il n’y avait pas beaucoup réfléchi depuis, notant mentalement de demander à Max ou Isabel de s’en occuper. Si seulement ses pouvoirs étaient plus affinés… Mais après vingt-quatre ans de vie sur Terre, Michael avait eu le temps de s’habituer et d’accepter ces faits : il avait dû accepté l’idée qu’il ne pouvait pas contrôler ses pouvoirs de la même façon que ce frère et cette sœur.

Maria Deluca devra accepter l’état de sa cuisine.

Il avait débarrassé la plateforme qui lui servait de lieu de travail, laissant seulement un banc en bois recouvert d’un drap blanc. Une légère lumière à travers les pales du ventilateur suspendu au plafond.

Le bourdonnement de la sonnerie de la porte d’entrée. « Remets-toi », grogna-t-il, essuyant ses paumes sur son jean. Il traversa la cuisine et entrouvrit la porte.

Maria se tenait là, tendue. Elle portait un jean délavé et un petit haut rose. Les trois boutons du haut étaient défaits et Michael entraperçut un bout de tee-shirt blanc, comme elle serrait contre elle un sachet blanc. « Tenez », dit-elle, « j’ai apporté des petits pains au lait. »

Il se recula pour lui permettre d’entrer. « Merci », dit-il en prenant le sachet et en essayant d’avoir l’air ravi. Il détestait les petits pains au lait.

- « Pas de panique, Guerin. Il y a aussi des beignets là-dedans. » Elle pénétra lentement dans la cuisine et dans la pièce qui servait de salle de séjour. « Bel endroit », observa-t-elle. « C’est un petit peu effrayant, avec tout ce premier étage qui est complètement abandonné, mais ce n’est pas mal. Confortable. » Elle se tint contre le dos du canapé et sourit. « Alors… où commençons-nous ? »

Il sortit une assiette d’un placard. « Le premier n’est pas vide », l’informa-t-il. Il plaça les pains au lait d’un côté de l’assiette, et les beignets de l’autre. « C’est à moi. »

- « Vous possédez tout le building ? »

- « Vous avez l’air choquée », dit-il, l’irritation l’envahissant. Quoi, elle croyait qu’il n’était pas assez bien, pas assez riche pour posséder son propre chez soi ? Ces dernières années, il avait réussi à gagner pas mal d’argent avec ses peintures. « C’est si difficile à croire ? »

Elle eut la bonne grâce d’avoir l’air honteuse. « Ce n’est pas ce que je voulais dire. Ca a l’air d’être une telle perte d’espace, vous savez ? Pourquoi posséder tellement d’espace si vous ne l’utilisez pas ? »

- « Qui a dit que je ne l’utilise pas ? » il était toujours piqué au vif par son sous-entendu qu’il était un artiste affamé. Il n’avait pas crevé de faim depuis très longtemps.

Maria leva les mains en signe d’appaisement. « Okay, Guerin, je suis désolée. Laissez-moi vous dire que je ne voulais rien dire par là, d’accord ? »

Il regarda le sol. Il se conduisait comme un idiot, lui sautant à la gorge à propos de quelques commentaires innocents. « Non, c’est moi qui suis désolé, » dit-il, puis indiqua l’assiette dans sa main. « Beignet ? »

Elle eut un léger sourire. « En fait, j’ai déjà mangé. Alors, on s’y colle ? »

*****

- « Je te l’ai dit, Maria… à propos, je peux te tutoyer ? Tu dois te tenir immobile. Tu ne peux pas continuer à remuer comme ça. »

- « Mais je n’ai pas bougé », protesta-t-elle. Devant le regard incrédule de Michael, elle insista. « Je n’ai pas bougé. »

Michael avait tenté de capturer la lumière et la pose dont il avait besoin pour les esquisses préliminaires, mais Maria refusait de coopérer. C’était comme si son corps débordait d’une nerveuse énergie. Elle ne pouvait pas rester tranquille. Elle n’arrêtait pas de jeter des coups d’œil autour d’elle, puis ramenait sa tête dans une pose différente que celle qu’il lui avait indiqué de prendre.

Il avait bien essayé de la faire poser en suivant ses instructions ; en fait, il avait essayé de ne pas la toucher. Ca n’allait pas pouvoir durer bien longtemps. Il soupira et s’approcha de la plate-forme.

- « Ecoute, Maria », commença-t-il. « Tiens ta tête comme ceci ». Il lui prit le menton avec une main, plaçant l’autre sur sa nuque. Sa peau était chaude et douce. « Maintenant, qu’est-ce que tu vois ? »

Maria ouvrit la bouche, mais son cerveau avait décidé de se mettre en grève. Les doigts de Michael étaient forts et rugueux, mais son touché était incroyablement doux. Elle pouvait sentir la chaleur envahir son visage, et maudit silencieusement sa peau pâle. Finalement, elle réussit à s’exprimer. « Qu’est-ce que tu veux dire, qu’est-ce que je vois ? »

Elle pouvait apercevoir son sourire du coin de l’œil. « Regarde droit devant et trouve un object fixe. Alors ? »

- « Oh ». Fantastique, maintenant, il allait croire qu’elle n’était pas très brillante. « Heu, il y a une affiche sur ce mur. »

- « D’accord ». Michael pouvait voir que son visage rosissait. Il se divertit avec la pensée que peut-être, ses mains sur sa peau l’affectaient, puis il se força à revenir à la réalité. « Maintenant, regarde ce poster. Si tu t’aperçois que tu ne le vois plus, tu y reviens, d’accord ? Je dois voir quel type de lumière et d’ombres je devrais travailler. »

Satisfait de voir qu’elle était en position correcte pendant au moins une minute, Michael s’assit dans une chaise près de la plate-forme et commença les esquisses. Un moment plus tard, Maria soupira.

- « Est-ce qu’on peut écouter de la musique ? »

Michael soupira, fermant les yeux. « Maria, tu n’es pas supposée bouger. Et cela implique parler, aussi ».

Ses yeux s’ouvrirent tout grands et elle émit un petit son, ou plus précisément, un croisement entre un couinement et un gémissement. « Alors, parle-moi. Parle-moi de toi. Dis quelque chose », supplia-t-elle. C’est trop tranquille ici. »


- « J’aime le calme ». Sur le papier, son crayon dessina le contour d’une joue, avant d’esquisser la courbe de son cou.

- « Tout ça me rend dingue », maugréa-t-elle.

- « TU me rends dingue », l’éclaira-t-il.

Maria ragea. Elle savait qu’elle avait l’air exigante et gémissante, mais elle ne pouvait pas lui dire pourquoi elle avait besoin de bruit. Ca l’aiderait à ne plus penser à lui, et c’était quelque chose dont elle avait désespérement besoin.

De sa vision périphérique, elle pouvait toujours le voir, et il l’examinait de très près, si intensément… Comme si elle était la seule personne au monde. Elle se dit qu’il ne faisait que son travail, étudiant ses traits afin qu’il puisse les transposer sur le papier, mais ça ne marchait pas. Elle pouvait sentir sa peau commencer à frémir sous son examen poussé.

Elle respira bruyamment.

Michael referma d’un coup sec son carnet d’esquisses et le posa sur la table à café qui se trouvait à côté de sa chaise et se leva. Maria sursauta devant son mouvement brusque. « Qu’est-ce que tu fais ? »

- « Viens », lui ordonna-t-il, en posant un pied sur la plate-forme et en lui tendant la main. « Allons-y ».

- « Tu me jettes dehors ? » Maria ne savait pas pourquoi, mais cette éventualité l’ennuyait. Elle n’avait pas eu l’intention d’être si difficile.

- « Non », dit-il. « Nous allons faire du shopping. »

Elle commençait à se lever pour attraper sa main, mais se gela sur place en entendant sa dernière déclaration. « Du shopping ? »

Il serra les lèvres et haussa les épaules. « Ouais, du shopping ».

Maria croisa les bras sur sa poitrine et rit. « Tu sais, tu devrais te trouver un passe-temps plus masculin, parce que les gens vont penser que… »

Il enveloppa sa main dans la sienne, envoyant des picotements le long de son bras. « Allez, viens. Je connais l’endroit parfait. »

Comme il la tirait vers lui en direction de la porte, Maria sourit légèrement. « D’accord, mais je t’avertis tout de suite… ne pense même pas à me tresser les cheveux ou à essayer d’emprunter une de mes chemises, Guerin. »

- « La ferme, Deluca ».

Maria contempla le profil de Michael comme il manoeuvrait habilement sa voiture dernier modèle dans le trafic encombré.

- « Est-ce que tu vas me dire où nous allons ? » demanda-t-elle sur le ton de la conversation.

- « Non », il appuya sur la pédale de frein à l’approche d’un feu rouge.

Elle serra les mâchoires. « Tu es le type le plus énervant, le plus exaspérant que j’ai jamais… »

Michael se tourna vers elle et pressa soudainement son doigt sur ses lèvres. « Idem. » Il retira sa main brusquement alors que Maria poussait un hurlement d’outrage.

Tenant ses mains serrées sur le volant afin que Maria ne le voie pas trembler, Michael se maudit intérieurement. Il ne savait pas pourquoi il n’arrêtait pas de la toucher alors qu’il savait qu’il ne le devrait pas. Elle s’était tenue là, tempêtant contre lui, et son regard était tombé sur ses lèvres pleines. L’impulsion l’avait submergé et il avait simplement réagi.

Il devait arrêter ça.

Maria tomba silencieuse, gigotant légèrement dans son fauteuil et regardant par la fenêtre. Elle se contenta de marmonner dans sa barbe des remarques désobligeantes à propos de Michael. Elle le regarda comme il prenait la rue centrale et se dirigeait vers le nord-est. « Où allons-nous… » ?

- « Nous y sommes », l’interrompit-il, en se garant dans un parking.

Sans un mot, Maria détacha sa ceinture et sortit de la voiture. Après être restée un moment à contempler le bâtiment en face d’elle, elle se tourna vers Michael : « As-tu perdu la tête ? Je veux dire, es-tu devenu complètement barge ? »

- « Probablement », dit-il, semblant être d’accord avec elle. « Allez, viens, tu vas adorer cet endroit ».

- « Je n’arrive pas à croire que je vais faire les boutiques d’antiquité avec toi », dit Maria en secouant la tête et en ronchonnant doucement.

*****

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madhaj
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MessageSujet: Re: Souls divided, by Donna (mise à jour 06.03.09)   Mar 27 Jan - 15:56

merci de continuer cette fic maggie!!

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Magie
Tess


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MessageSujet: Post   Mar 3 Fév - 16:01

Le marché des antiquaires réunissait une collection impressionnante de boutiques ou vendeurs indépendants, proposant aussi bien des articles vintage que des équipements du far-west. Une fois à l’intérieur du bâtiment, Michael se dirigea vers une boutique bien précise.

- « Bijoux antiques du Glorieux matin », lut Maria tout haut depuis le panneau situé au-dessus du magasin. « Est-ce qu’il y a une explication ou je dois rester dans le noir, là ? »

Michael soupira, roulant des yeux. « Ecoute », marmonna-t-il, se tournant pour lui faire face. « Si ça te rends heureuse, je vais te le dire. Nous recherchons quelque chose que tu puisses porter. Et avant que tu me demandes pourquoi, » il ajouta en levant la main « la réponse est juste ‘parce que’, d’accord ? Fais-moi confiance là-dessus. »

Une jeune femme se trouvait devant une vitrine et manipulait des articles. Après leur avoir offert son aide, elle retourna à ses tâches de rangement et de nettoyage des étalages. Michael parcourut les divers produits en vitrine, demandant à Maria son opinion à l’occasion.

- « Qu’est-ce que tu penses de ça ? » demanda-t-il en indiquant un collier de perles rouges crée par quelqu’un du nom de Haskell.

- « Joli », mais Maria retint sa respiration en voyant le prix sur l’étiquette. «Mais pas assez joli pour valoir 250 dollars. »

- « D’accord, et que penses-tu de ce truc en forme de couronne ? »

- « Ca s’appelle une tiare, et je refuse d’en porter une. Spécialement une qui coûte 400 dollars. »

- « Tu rends tout ceci incroyablement stimulant, Deluca », Michael la regarda un moment, puis scanna rapidement les vitrines, essayant de trouver quel style lui conviendrait le mieux. Puis il trouva ce qu’il cherchait.

Il appela la vendeuse. « Nous aimerions voir cette pièce, s’il vous plaît. » demanda-t-il, pointant le doigt en direction d’un collier avec un pendantif en émail bordeaux.

La vendeuse le sortit de la vitrine et le posa sur un tissu de velours noir. « Ceci est un bijou tchécoslovaque, datant environ de 1925. L’émail est un peu endommagé ici », les informa-t-elle en désignant la partie en question « mais c’est virtuellement impossible à moins de l’examiner en détail. »

- « Puis-je ? » demanda Michael.

- « Bien sûr, Monsieur », sourit la vendeuse.

Michael déboutonna la chemise de Maria, la faisant glisser de ses épaules et exposant sa peau pâle. Il s’autorisa un moment de fantasme ou il faisait plus que cela, mais se débattit et remit de l’ordre dans ses pensées. Il était dangereux de rêver à de telles choses. S’il ne faisait pas plus attention, il allait télégraphier ses intentions pornographiques à toute personne à 50 mètres à la ronde. Se giflant mentalement, il tint le collier devant la gorge de Maria.

- « Ca donne quoi ? » demanda-t-elle, un peu hésitante.

- « Est-ce que tu aimes ? » fut tout ce qu’il répondit.

Elle baissa les yeux pour admirer le bijou. Son design délicat, tout en filigrane, la ravissait. « Bien sûr que oui. C’est magnifique ».

Il le rendit à la vendeuse. « Enveloppez-le pour nous, s’il vous plaît. »

- « Michael ! »

Il eut l’air un peu amusé du ton choqué de Maria. « Est-ce que tu réalises, Maria, que tu viens de m’appeler par mon prénom pour la première fois ? »

- « N’essaie pas de changer de sujet, » le réprimanda-t-elle. « Ce collier vaut plus de 200 dollars. Maintenant, je ne sais pas pour toi, mais je ne suis pas préparée à dépenser autant d’argent pour un collier, aussi beau soit-il. »

- « Tu as raison ».

- « Hein ? » Elle ne s’attendait pas à ce qu’il abandonne si facilement. Ca ne lui ressemblait pas.

Son sourire était rusé et un peu facétieux. « Tu ne sais pas pour moi, et JE suis prêt à dépenser autant d’argent pour un collier. »

Michael referma la porte d’entrée, plongé dans ses pensées. Maria n’avait pas dit un mot lors de leur voyage de retour depuis la boutique d’antiquité, et il commençait à s’inquiéter. Pourquoi était-elle en colère contre lui ? Etait-il allé trop loin en la taquinant, peut-être l’avait-il insultée sans le vouloir ? Il laissa tomber ses clés sur le comptoir et regarda la boite qu’il tenait dans sa main.
Maria n’était pas en colère ou insultée, elle était déconcertée. Elle n’était pas sûre de ce qui avait poussé Michael à réagir si impulsivement et à dépenser tellement d’argent pour un collier. Etait-il réellement si impétueux ? Elle devait bien l’admettre, elle ne le connaissait pas du tout. Peut-être que ce genre de comportement était habituel chez lui, de gaspiller autant d’argent juste pour son art.

- « Prête à l’essayer ? » demanda-t-il. Sa voix était traitereusement proche, et elle se retourna pour le voir tout près d’elle.

- « Je crois ». Elle essaya d’apparaître nonchalante, lui tendant la main pour prendre le bijou.

Il secoua la tête : « Tourne-toi et relève tes cheveux. »

Sa voix était basse, rauque, et elle fit ce qu’il demandait. Il drapa la chaine autour de son cou. Il se tenait penché vers elle, se débattant avec le fermoir délicat, et sa respiration était chaude sur sa nuque.

Maria frissonna.

- « Froid ? » demanda-t-il doucement, baissant ses mains vers ses épaules. Il pouvait sentir la chalrut de sa peau à travers le fin vêtement rose qu’elle portait. Michael ressentit une bouffée de fierté masculine lorsqu’il réalisa que ses frissons étaient en réaction à sa proximité, sa caresse. Soudainement, le besoin de l’embrasser le frappa, envahissant son corps en vagues incontrôlables.

Elle pouvait sentir ses mains se crisper sur ses épaules. Elle devrait partir, ou bien reculer, ou tout du moins, dire une blague pour détendre l’atmosphère. Mais son corps avait d’autres idées. Elle se sentait agitée et nerveuse, et il serait si simple de juste… sa tête bascula en arrière et légèrement sur le côté.

La respiration de Michael devint laborieuse comme la tête de Maria retomba vers lui, exposant la courbe de son cou. Ce serait si facile de se pencher, de serrer son corps contre le sien, de presser sa bouche sur sa peau.

En entendant sa respiration difficile, l’agitation à l’intérieur de Maria s’intensifia. « Michael », chuchota-t-elle, se retournant entre ses bras pour lui faire face. Ses yeux étaient sombres et illisibles, et elle leva la main pour lui caresser le visage.

Il l’attrapa avant qu’elle ne puisse le toucher, abaissant sa main lentement. « Tu ferais mieux d’y aller », dit-il simplement.

Surprise, Maria eut un mouvement de recul. Elle n’arrivait pas à croire qu’elle avait mal interprété ses intentions. « Tu… tu as raison », approuva-t-elle. « J’ai un rendez-vous. » Puis elle récupéra son sac et le prit en bandoulière.

- « Moi aussi ». Ca le tuait de voir son regard blessé. « Hé, pour la prochaine fois… »

- « Oui ? » demanda-t-elle sans le fixer.

- « Porte quelque chose de plus court ».

Le mal-être dans son estomac disparut pour être remplacé par l’indignation. « Qu’est-ce que tu viens de dire ? »

Michael cacha ses mains dans ses poches et sourit. « La chaine est un peu trop longue », dit-il. « Le pendantif tombe assez bas, alors si tu ne veux pas qu’une partie du collier soit obscurçi par ton encolure, tu devras porter quelque chose de plus court. »

Elle savait qu’il avait initialement formulé sa phrase de la façon à obtenir une réaction de sa part. Maria ne pouvait croire que cet homme réussisse à avoir le dernier mot à chaque conversation. Et bien, pas dans ce cas. Elle leva la main vers le fermoir, le déboutonna et replaça le collier dans son écrin. « Dans ce cas, Guerin », murmura-t-elle, sa voix basse et rauque, « peut-être que je ne porterai rien du tout la prochaine fois. »

Elle sourit, savourant le regard abasourdi qu’il arborait. Elle le savourait toujours alors qu’elle se dirigeait vers la porte.

*****

Isabel Evans Whitman faillit lâcher son téléphone. Elle n’avait jamais halluciné auparavant, mais elle supposait qu’il y avait une première fois pour tout. « Est-ce que tu as dit ce que je crois que tu as dit, Liz ? »

- « Mmmhh. C’est elle qui l’a appelé. D’après Max, elle a posé pour Michael aujourd’hui et elle est censée revenir demain. » Alors qu’elle prononçait ces paroles, elle-même avait du mal à y croire.

- « Qui aurait pu le deviner », s’émerveilla Isabel. « L’approche psychotique et farfelue de Michael a vraiment fonctionné. »

Liz remua son thé et sourit. « Je l’ai appelée et invitée à déjeuner demain. »

- « Essaie de découvrir si elle est dingue », ordonna Isabel.

- « Isabel ! »

- « Ne crie pas », contre-attaqua Isabel en éloignant le téléphone de son oreille. « Il doit bien y avoir une raison pour laquelle elle a accepté de travailler avec Michael après sa performance du week-end dernier. Peut-être qu’elle est folle », raisonna-t-elle.

- « Ca expliquerait tout », accorda Liz, puis elle se mordit la lèvre. « Mais elle avait l’air okay. » Puis Liz sourit largement. « A propos, Isabel, tu n’utilises pas de termes hautement technique tel que ‘dingue’, quand tu travailles ? »

Elle pouvait presque voir Isabel rouler des yeux d’exaspération.

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Magie
Tess


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MessageSujet: MAJ   Lun 16 Fév - 21:05

Audrey fit un signe de la tête et sourit. « Maria, je jure… »

- « Quoi ? » Maria continua à écraser des biscuits salés au-dessus d’une casserole. « Quoi ? alors quoi ? »

Sa sœur posa son menton sur sa main et la regarda. « Tu es dingue de ce type, cet artiste, pas vrai ? »

Maria laissa échapper un biscuit. En relatant tous les détails de sa séance de pose avec Michael, elle avait omis de raconter certains faits incriminants… comme le fait qu’elle se soit pratiquement jetée à son cou. « Qu’est-ce qui te fait dire ça ? »

Les lèvres d’Audrey frémirent de rire. « Parce que tu te tiens là, en train de râler à quel point ce type est égoîste et lunatique. »

- « Oh, oui, je vois. Si je râle, c’est que je suis folle de lui », Maria rétorqua, le sarcasme jaillissant de chaque mot.

- « Ce ne sont pas les paroles que tu dis, Ria. C’est la façon dont tes yeux brillent à chaque fois que tu penses à lui. C’est écrit sur ton visage et sur ton sourire idiot. »

Maria regarda sa sœur. « Tu t’amuses bien, là ? »

Audrey se mit à rire gaiement. « Oui, énormément. » Elle se pencha et vola une carotte. « La question est, si tu es si folle de ce type, pourquoi est-que tu ne fais pas quelque chose à ce sujet ? »

- « Et tu suggères quoi ? »

Machouillant sa carotte, Audrey haussa les épaules. « Tu pourrais avoir une aventure avec lui. Une liaison torride qui durerait tout l’été. Utilise-le pour satisfaire tes instincts basiques, et puis… » Audrey agita la main dans les airs : « Débarrasse-toi de lui. »

Maria fit un bruit sec avec sa langue. « Oh c’est très mature, Audrey. » Elle plaça la casserole dans le four et sélectionna la température du thermostat.

- « Il est le type parfait avec qui avoir avoir une liaison après une déception sentimentale. Il est superbe, libre, et il a l’air drôle. Je crois qu’il serait plus qu’heureux de t’aider à traverser cette mauvaise passe. »

Maria reposa violemment le bol de salade sur la table. « Audrey, on parle de sexe, là, pas d’une partie de tennis, d’accord ? C’est un peu plus compliqué que tu le penses ».

Sa sœur soupira profondément. « Ecoute, Ria, ce que je dis a un sens. Après un type ennuyeux comme Stephen, tu as besoin de t’amuser. Tu sais, bouge-toi, essaie quelque chose de nouveau. Vous êtes tous les deux des adultes, non ? »

Maria savait que c’était sa libido qui parlait, mais les paroles d’Audrey commençaient à sembler raisonnables. « Tu ne penses pas que… eh bien, que c’est une chose moche à faire ? »

- « Non, ça ne l’est pas. Ria, aussi longtemps que vous savez tous les deux ce que vous faîtes. » Répondit Audrey avec honnêteté. « Je crois que ce n’est mal que si vous vous mentez. »

Maria se mordit la lèvre, pensive. « Et tu crois que… qu’il sera d’accord ? »

- « Ria, il n’y a pas beaucoup de gars sur cette planète qui seraient contre sauter sur la chance d’avoir une liaison sans attaches avec une belle femme. »

Acquiesçant de la tête, Maria dit : « Tu as raison, Audrey. Je suis une adulte et lui aussi et si nous voulons… faire des choses, alors… pourquoi s’en priver ? »

- « Tout à fait. Va le trouver et dis-lui ce que tu veux. »

*****

Maria changea de position sur le banc recouvert d’un drap, mais fit attention à rester proche de sa position originelle. La dernière chose qu’elle voulait était d’énerver Michael. Pour l’instant, elle avait battu son record personnel : elle n’avait pas bougé ou remué (enfin, pas vraiment), depuis une demi-heure. Elle était assez fière d’elle, même si ça la rendait complètement dingue.

Audrey avait insisté pour lui choisir sa garde-robe pour cette session de pose. Repensant à la suggestion de Michael de porter quelque chose de plus court, Audrey avait émergé du placard de Maria avec une légère robe d’été, avec de fines bretelles et qui moulait le corps. Des chaussures à talon complétaient l’ensemble. Après que Maria se soit habillée, Audrey avait déclaré que Michael était « touché, coulé. »

Maria fronça des sourcils. Depuis sa position, il semblait toujours flotter.

Michael leva les yeux de son carnet à dessin et vit que les sourcils de Maria ref létaient son humeur. Rapidement, son expression disparut et il le dessina de mémoire dans un coin de la feuille sur laquelle il travaillait. C’était la Maria qu’il voulait capturer, toutes ses émotions le fascinait.

Pour dire la vérité, il était un peu déçu. Elle n’était pas elle-même, aujourd’hui. Depuis qu’elle avait pénétré dans son loft, portant ce miniscule bout de tissu, il attendait qu’elle le harcèle, à commencer une volée d’insultes qu’il aurait rendu avec bonheur.

Mais elle ne l’avait pas fait. Elle s’était assise comme il le lui avait indiqué, positionnant sa tête comme il le voulait, et ne disait rien. Même lorsqu’il lui avait lancé des remarques enflammées, ou essayé de la cajoler pour obtenir une réaction de colère, elle n’avait fait que sourire légèrement ou l’avait ignoré.

Quelque chose n’allait pas avec elle.

Il regarda sa montre, étouffant un baillement. C’était bientôt la fin de l’après-midi, et il n’arrivait à rien de bon ; autant tout arrêter pour aujourd’hui. « Okay, Maria, je crois que ce sera tout pour aujourd’hui. Quand peux-tu revenir ? »

Maria cligna lentement des yeux. Ca ne faisait pas partie du plan. Où était la chaleur, la passion qu’il exudait auparavant ? Maintenant, il avait juste l’air… et bien, il avait l’air de s’ennuyer. Et maintenant, il mettait fin à leur session d’aujourd’hui. Maria se réconforta avec le fait qu’au moins, il lui avait demandé de revenir. Elle se leva. « Heu, je ne peux pas demain, mais… jeudi ? »

Il sourit, mais ce sourire n’atteignit pas ses yeux. « Bien ».

Elle se battit pour conserver son calme, et se balança nerveusement d’un pied sur l’autre. « Heu, en fait Michael… il y a quelque chose que je voulais te demander. »

- « Demande toujours ». Peut-être qu’il avait eu tort à propos du feu intérieur de Maria, son énergie. Il avait pensé qu’il avait enfin trouvé la seule femme qui pouvait lui tenir tête. Peut-être qu’il souhaitait tellement qu’elle le soit, qu’il s’était imaginé qu’elle l’était. Mais aujourd’hui, elle était complètement sans vie.

- « Je, heu… », quoique ça puisse être, elle était nerveuse. « Je me demandais juste si… »

Maria s’arrêta brusquement de parler comme elle réalisait que bégayer la question qu’elle souhaitait poser n’était probablement pas la meilleure façon de s’y prendre.

- « Qu’est-ce qu’il y a ? »

Son cerveau travailla rapidement pour improviser. « Heu, est-ce que tu veux que je vienne plus tôt, jeudi ? »

Une fois encore, Michael ressentit une pointe de déception. « Non, dix heures, comme d’habitude. Trop tôt et mon cerveau ne fonctionne pas encore, tu sais. »

- « Oui, je connais ce sentiment », marmonna Maria sous sa barbe, grimaçant. « Et bien », dit-elle en souriant bravement. « Je vais aller déjeuner avec Liz. Je lui dirai bonjour de ta part. »

- « Oui, ce serait bien. »

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Magie
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MessageSujet: mise à jour   Ven 6 Mar - 20:30

Maria rentra chez elle complètement épuisée, ce soir-là. Son déjeuner avec Liz avait tourné en une après-midi de discussion, et de shopping. Elle avait l’impression qu’elle avait toujours connu Liz, et Liz avait exprimé un sentiment similaire.

Elles avaient découvert qu’elles avaient quelques points communs, ainsi qu’un passé en commun. Il se trouvait que Liz était originaire de Roswell, ainsi que Michael et les autres. Maria était née à Roswell, mais ses parents avaient déménagé pour Albuquerque alors qu’elle n’avait que deux ans. Elle sourit, se demandant à quel point sa vie aurait été différente si elle avait grandi à Roswell, avec Liz et ses amis.

Maria laissa tomber près de la porte les sacs contenant les courses qu’elle avait faites, se pencha et détacha les brides de ses sandales. Donnant un coup de pied et les expédiant à l’autre bout de la pièce avec un soupir de soulagement, elle se dirigea vers le living-room. Là, elle trouva une note d’Audrey près du téléphone. Elle était sortie avec de vieux amis et ne serait pas de retour avant tard dans la soirée. Si elle revenait. Maria sourit. « Paix et tranquillité », murmura-t-elle à haute voix.

Elle écouta son répondeur tout en caressant son chat. Il n’y en avait qu’un.

- « Hey, Maria, c’est Michael. Ecoute, à propos de jeudi… je dois annuler. J’ai un imprévu, quelque chose qui va me prendre du temps et de l’énergie, alors… », sa voix hésité. « Je te ferai savoir si nous pouvons continuer les séances de pose, d’accord ? »

Si. Pas quand, mais si.

Maria n’entendit pas la fin de la bande comme elle se rembobinait, elle entendait le même mot encore et encore et encore.

Si.

Elle s’était ridiculisée, réalisa-t-elle. Michael avait, par un moyen quelconque, avec son radar de mec, su ce qu’elle voulait, et apparemment avait trouvé l’idée risible, peut-être même répugnante.

- « Je me sens si stupide, Doogie », murmura-t-elle en reposant le chat par-terre pour aller se changer et mettre son pyjama.

Ce faisant, en chemin, les pieds de Maria l’emmenèrent loin de son armoire. La colère commença à monter en elle et elle tira une paire de jean et un tee-shirt de sa commode, et s’habilla. Comment osait-il l’appeler et, et… la renvoyer comme ça ? Il se prenait pour qui ? Qui lui avait donné le droit de se comporter de cette façon ?

Lorsqu’elle eut fini de s’habiller, Maria était si enragée qu’elle ne réfléchit même pas avant de prendre ses clés.

La première pensée de Michael lorsqu’il entendit le tambourinement sur sa porte d’entrée, fut que sa pizza était arrivée. Il oublia rapidement cette idée, il ne l’avait commandée que 5 minutes plus tôt, et Cardaggio n’avait jamais battu de record de rapidité, spécialement quand il pleuvait.

Il fut choqué lorsqu’il ouvrit la porte et que Maria, trempée jusqu’aux os, pénétrant comme un ouragan dans le loft. « C’est quoi, ton problème, Guerin ? » hurla-t-elle.

- « Heu, tu peux être plus précise ? »

- « C’était quoi le problème avec le message que tu as laissé sur mon ordinateur, hein ? C’est assez précis pour toi ? »

Elle avait l’air incroyable. Son pullover vert était trempé et avait fonçi à cause de la pluie, mais il allait bien avec ses yeux. Eux aussi s’étaient assombris, mais de colère. Elle crachait le feu, et Michael sentit sa fascination revenir… avec passion. C’était bien là la femme qu’il voulait, la furie qui lui hurlait dessus. Avant qu’il puisse s’en empêcher, un sourire se répandit sur son visage.

Elle avait l’air d’être sur le point d’exploser. « Tu trouves ça drôle ? Oh, tu es un homme mort, mon pote », bredouilla-t-elle, avant de se jeter sur lui, les points levés.

Elle était petite, mais incroyablement forte. Les coups qu’elle lui portait et qui atterrissaient sur sa poitrine lui faisaient mal. « Aie… Maria, arrête ». Il attrapa ses poignets, en combattant son rire. Il pouvait aimer cette femme, cette femme étrange et incompréhensible.

- « Arrête de te moquer de moi », hurla-t-elle, folle de colère.

Elle s’arrêta sans qu’il s’y attende et Michael réalisa qu’elle essayait frénétiquement de ne pas pleurer. « Hé, Maria », murmura-t-il, désespérée. « Qu’est-ce qu’il y a ? » il lui caressa doucement la joue.

Maria pleura en s’accrochant à sa chemise. « Tu… tu m’as congédiée, Michael », accusa-t-elle. « Juste comme ça, comme si… comme si tu te fichais pas mal si tu me revoyais ou pas. »

Il sentit son cœur se serrer. Il n’avait aucune idée qu’il détenait ce pouvoir sur elle. Ca ne lui était pas venu à l’esprit que ses mots ou ses pensées pouvaient lui faire mal. « Je suis désolé, Maria. Je suis désolé, bébé. Je ne le pensais pas. »

Lentement, ses sanglots se transformèrent en reniflement et elle recula raidement. « Je suis désolée. Je ne voulais pas t’ennuyer. »

- « Tu ne m’ennuies pas. » la rassura-t-il en lui caressant le dos.

- « Si c’est toi qui le dis », répondit-elle, son incrédulité évidente. « Quand je pense », rit-elle, « J’allais en fait te demander aujourd’hui de coucher avec moi. Dieu, quelle imbécile ! »

Michael s’immobilisa. « Tu allais faire quoi ? »

Maria secoua la tête avec regret. « Je sais, stupide, hein ? Mais je pensais que… »

- « Tu devrais rentrer chez toi », l’interrompit-il.

- « Que diable… ? » Maria n’arrivait pas à croire qu’il la fichait dehors encore une fois. « Mais c’est quoi ton problème ? » le challengea-t-elle, énervée. « Chaud ou froid, Michael ? Choisis une température. »

Il la regarda avec incrédulité et elle lui rendit son regard sans broncher. « C’est ça, Guerin. Il est temps de choisir ton camp. Est-ce que tu vas enfin me dire ce qui ne va pas chez toi ? »

- « Rentre chez toi, Maria », répéta-t-il avec plus d’insistence. Il avait un étrange regard, celui d’un animal pris en cage. Dans sa fureur, Maria ne le remarqua même pas.

- « Je ne te comprends pas, Michael », cria-t-elle. « Tu as envie de moi, n’est-ce pas ? Si j’ai tort, alors dis-le moi, mais je ne crois pas me tromper. Je peux le sentir à chaque fois que tu poses les yeux sur moi. Mais je sais aussi que tu hais ça. Tu le hais. Alors quoi ? Qu’est-ce qu’il y a de mal à être attiré par moi ? »

Il ne réagissait pas, comme un mur de pierre.

Maria sentit ses yeux se remplir de larmes une fois encore. « D’accord. », ses larmes coulant sur ses joues et elle les essuya rageusement. « Bon, je pense que je me suis suffisamment humiliée et dégradée pour la journée », marmonna-t-elle en repoussant ses cheveux mouillés et en se tournant vers la porte.

- « Ne pas t’avoir ».

Elle s’immobilisa, sa main reposant sur la poignée de la porte. « Quoi ? »

Elle pouvait entendre sa respiration difficile. « Le pire à propos de te vouloir, Maria, c’est de ne pas t’avoir. »

Lui faisant face, elle le regard au fond des yeux, essayant de déchiffrer son âme et réunit son courage. « As-tu l’impression que je ne me donnerai pas à toi, Michael ? »

Il ouvrit la bouche mais aucun mot n’en sortit.

- « Parce que je ne le ferai pas, » déclara-t-elle avec sérénité, revenant vers lui. « Jamais. »

Il regardait le plafond, et elle pouvait voir sa gorge se convulser.

- « Regarde-moi », demanda-t-elle doucement. « Michael, regarde-moi… »

Il lui obéit et son regard lui vola les paroles qu’elle allait prononcer. Elle vit se refléter en eux ce qu’elle ressentait, depuis le désir lancinant jusqu’à l’inexplicable tendresse et affection. Voir ses sentiments en lui multipliait l’urgence dans son corps, dans son cœur, et elle poussa un cri. A ce moment-là, elle sut qu’elle était amoureuse de lui, alors elle fit la seule chose sensée.

Elle le prit dans ses bras.

- « Maria », ses yeux croisant les siens avec le même désespoir, ses mains agrippant ses cheveux comme sa bouche descendait sur la sienne. Il n’y avait aucune timidité, aucune gentillesse, juste une explosion de désir. C’était la culmination de tout ce qui avait grandi entre eux depuis la nuit de leur rencontre, ou peut-être même avant.

Elle entoura frénétiquement son visage de ses mains, combattant pour le garder près d’elle autant qu’elle le pouvait comme sa langue jouait avec la sienne. Elle avait le vertige, se sentait la tête légère, mais elle ne voulait pas arrêter de l’embrasser. Elle ne voulait plus jamais briser ce précieux contact.

Il était en train de mourir, et il le savait, mais il ne pouvait s’arracher à Maria. Elle était parfaite, belle et il ignorait pourquoi il lui avait fallu si longtemps pour l’embrasser, pas quand il se ressentait tout ça.

Maria savait qu’elle avait un problème lorsqu’elle commença à entendre des bruits. « Michael », haleta-t-elle en détachant ses lèvres des siennes. « Des cloches, Michael. J’entends des cloches. »

Michael grogna, enfouissant son visage dans le creux de son cou. « C’est ce foutu livreur de pizza », lui dit-il en s’écartant d’elle. « J’ai complètement oublié que je l’avais commandée. »

Maria se mordit les lèvres. Elles étaient enflées et sensibles après les baisers enflammés qu’ils avaient partagés. « Je vais rentrer, alors ».

Elle s’attendait presque à ce que Michael montre son désaccord, mais il n’en fit rien. « Tu as raison. Heu, Maria ?

- « Oui ? » elle refusait d’avoir trop d’espoir.

- « Je pensais ce que je disaisj », lui dit-il calmement mais fermement. « Il y a trop de choses sur moi que tu ne sais pas, et je… je ne veux pas te blesser plus que je ne l’ai déjà fait. »

- « Retour à la case départ, alors ? », demanda-t-elle déçue.

Comme Michael était sur le point de répondre, la sonnette de la porte d’entrée retentit encore. « Je suis désolé, mais je dois aller ouvrir. Puis-je te voir demain ? »

Elle fit non de la tête. « Je suis occupée, demain, tu te rappelles ? »

- « Jeudi, alors ? »

Elle acquiesça, et il pressa un baiser sur sa tempe en essayant d’ignorer le désir qui le taraudait. « On s’en sortira, Maria. Je le promets. »

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MessageSujet: Re: Souls divided, by Donna (mise à jour 06.03.09)   Jeu 19 Mar - 15:20

Il n'y a pas l'air d'avoir grand monde ici alors si vous voulez, envoyez-moin un message privé et je vous enverrais la fin de cette fic en français ou les autres fics que j'avais traduite.

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Souls divided, by Donna (mise à jour 06.03.09)

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